Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

04 juin 2006

"Les ex c'est sexy" - Camille

Je me rends compte que je ne parle pas de mes ex sur ce blog. Horreur et damnation ! Les relations que j’ai eues avec m’ont conditionné dans ma façon d’appréhender l’amour. C’est simple. Je ne suis sortie qu’avec trois mecs. Pour moi sortir avec quelqu’un c’est plus de quelques mois et avec amour. Je ne compte pas les mecs avec lesquels j’ai passé une ou deux semaines voire un mois. Il n’y en a que très peu. Je ne sors pas avec n’importe qui. Je couche avec s’il me plait bien, mais il est rare que je m’engage dans une pseudo relation juste pour passer le temps. Nul besoin de m’encombrer d’un homme qui me prendra du temps, qui sera jaloux (avec moi mieux vaut ne pas l’être) etc… Donc ma vie SENTIMENTALE se résume à trois hommes.

Le premier c’est Nathan.
J’ai 14 ans et demi, je sors de fausses tentatives de suicides à répétitions, je me suis fait prendre par un certain nombre de mecs dans des conditions assez glauques. Mais j’en reste néanmoins une ado dans toute sa splendeur : les cris hystériques pour un rien, les premières cigarettes, les potins et compagnie. Nathan sort avec Justine. Une fille de ma « bande ». Justine est évidemment folle amoureuse de Nathan, parce qu’il a un an de plus, il  est en seconde et c’est trop la classe de sortir avec un mec de 15 ans.
Je rencontre le fameux Nathan un soir où nous nous rendons en « bande »  au cinéma (mais je l’avais vu sur une photo d’identité qui était collée sur l’agenda de Justine).
La soirée se déroule dans une ambiance conviviale : après le ciné nous nous rendons au Mac do et nous nous amusons comme des fous à lancer des bouts de papiers mâchés à travers nos pailles. Bref, le Nathan me plait bien, il est mignooon sociable drôle gentil généreux (il m’a payé mon Mac do).
Un jour Justine m’appelle en pleurs, Nathan ne lui répond plus au téléphone et préfère jouer à Counter Strike avec ses copains que la voir.
Dans ma bonté légendaire, je téléphone à Nathan pour lui dire que c’est un vilain garçon et qu’il doit faire une rupture officielle et ne pas être un lâche parce que ma Juju l’a quand même sucé et c’est un acte qui mérite du respect (j’ai su plus tard que c’est avec les dents qu’elle lui avait taillé la pipe).
Mais Nathan se met à me parler longuement, à me dragouiller même. N’étant pas indifférente je rentre dans son jeu et notre conversation dure donc quatre bonnes heures. On dort même avec le combiné allumé à côté de l’oreiller (forfait millenium).
Trois jours après rendez vous est pris devant la mairie de mon arrondissement. On se voit, et il m’embrasse.
Je cache cette liaison dangereuse à Justine, toujours effondrée du comportement de l’homme de sa vie.
Elle finit par le savoir, pleure, crie, puis se rend compte que nous nous aimons et qu’elle n’a plus son mot à dire. Ni une ni deux je dépucelle Nathan qui possède un fort potentiel qu’il exploitera d’ailleurs à mon avantage dans les mois à venir.
En ce lieu, démarre une relation d’environ un an, ou nous nous aimons maladroitement et naïvement mais fièrement. Nous sommes LE couple qui fonctionne. Je découvre le Nathan sous un autre jour, un ado paumé, sans repères,   fumant joint sur joint.
Nous partons en vacances ensemble avec mes parents. Je me dis aujourd’hui que mes parents sont très ouverts d’esprits d’avoir accepté le petit copain en vacances alors que j’avais 15 ans tout juste.
Mais en octobre, il me quitte. Il ne m’aime plus. Je suis triste, ai du mal à m’en remettre, mais me dit que ce fantastique garçon m’a sauvé la vie alors que je dépérissais.
Quelques moi et quelques pipes s’écoulent. Nous arrivons en août.

Là je rencontre Laurent.
J’ai à présent 16 ans,   lui en a 19. Il est l’ex « amour » de vacances de ma cousine. Il habite Hyères,   ce ne sera donc qu’un plan cul vacancier.
Je lui fais donc part de mes intentions sexuelles à son égard qu’il accepte avec enthousiasme. Ni une ni deux je délaisse ma cousine en boîte pour qu’il me/nous conduise dans sa chaleureuse demeure Hyèroise. En arrivant, pas même le temps d’enlever ma jolie robe qu’il me saute dessus et nous faisons chaudement l’amour. Ensuite nous allons au bord de sa piscine et faisons connaissance. Je vais l’aimer. Je le sais. J’ai toujours su quand j’allais aimer, et là ça ne loupe pas. Nous devenons inséparables à la grande joie de ma cousine avec laquelle j’étais censé passer les vacances.
La veille de mon départ, nous prenons la décision de arrêter là notre relation en ne prenant pas compte de nos sentiments mais des kilomètres.
Je rentre chez moi, dépitée. Quelques jours après, coup de tête, je dois le revoir. Je reprends donc un billet direction l’amour (contente d’avoir pu caser ce petit cliché).
Une fois sur place, on se dit mutuellement que nos sentiments sont plus fort qu’une simple distance.
Alors, on se voit une fois par mois, le week end. C’est une situation qu’au début j’ai du mal à gérer et qui finalement me contente plutôt.
Laurent m’a appris récemment qu’il avait été diagnostiqué surdoué. Et pourtant ce brillant personnage passe de math sup. à une fac quelconque, à rien du tout. Il se noie dans l’alcool et le shit, se détruit peu à peu. Me parle de suicide parfois.
Nous avons une complicité intellectuelle hallucinante, les quais de gares sont devenus mes endroits préférés grâce à lui. Je me rappelle exactement de ce sentiment de vide que je ressentais lorsque je rentrais chez moi, seule, après l’avoir déposé à son train. La gare de Lyon est désormais un endroit qui me plait. Intensément.
Un été alors que j’allais passer un mois chez ses parents il me récupère à la gare en m’annonçant qu’il s’est fait virer de son domicile. Durant trois jours, nous dormons dans son garage. Puis un ami à lui nous prête généreusement son studio d’étudiant à Aix. Mais 19 mètres carrés avec un jeune homme au fond du gouffre, j’ai mal supporté. Alors nous partons au camping. Ô joie.Je ne troque pas mes talons contre des tongs et ma fierté contre un Y’a du soleil Y’a des nanas. Après 5 réveils où je dois traverser les tentes, papier toilette à la main en talons/robes, on lève le camp. Finalement, nous finirons nos vacances sur la Costa Brava dans un appartement luxueux avec mes parents.
Pour l’anecdote, le temps d’aller au camping, les parents de Laurent avaient fait changer les serrures pour qu’il ne puisse plus rentrer. Sa mère est une folle. Maniaco-dépressive, elle mettait les télécommandes sous cellophane, faisait le ménage complet de l’appartement de 200 mètres carrés chaque jour et exigeait que l’on prenne un torchon pour ouvrir le micro-onde. Complètement timbrée. Naturellement, ses valeurs étant le ménage et la bonne bouffe, elle ne m’apprécie que très modérément étant donné mon peu de compétences dans ses domaines respectifs. Bref. Laurent va de plus en mal, et m’entraîne peu à peu dans sa chute. Mais je suis forte pour deux. En mars 2005, nous nous séparons. L’avantage d’avoir une relation à distance c’est que quand elle se termine, on ne ressent pas le manque car on a sa vie sans lui. Je souffre assez légèrement de cette rupture. Lui par contre est effondré.

Puis en décembre, Sylvain.

Épilogue : Nathan est toujours secrètement amoureux de moi, n’a eu que deux relations d’une ou deux semaines depuis, est incapable de reconstruire quelque chose.

Laurent a mis plusieurs mois avant de cesser de m’aimer. Je ne suis pas persuadée qu’il cesse vraiment un jour d’ailleurs. Il a tout de même réussi à avoir une relation de quelques mois avec une jeune femme qu’il appréciait surtout pour ses qualités en matière de nettoyage. Dans le genre oedipien l’exemple était flagrant.

Sylvain est assez mal, je ne sortirai jamais de sa vie, mais il est trop tôt pour savoir quelle relation nous entretiendrons dans l’avenir, mais une belle amitié se profile.

J’ai donc traumatisé ces hommes. Malheur à celui qui tombera amoureux de moi, il ne s’en remettra jamais complètement. Je ne sais pas pourquoi.
Toujours est il que ces trois personnes sont primordiales à mon équilibre. Je les aimés, et je les adorerai définitivement. Cliché ouais, mais tellement vrai.

Posté par larouquine à 04:24 - Vie et crise de la rouquine - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Et bien! On dirait que tu as retrouvé ta plume! Je me suis régalé. Franchement ton texte est excellent! Le célibat te va bien petite rouquine!

Posté par Lorenzo, 04 juin 2006 à 06:19

Tu es une croqueuse d'homme. L'amour c'est donner un peu de soi.

Posté par Anny, 04 juin 2006 à 09:10

l'insondable pouvoir

l'insondable pouvoir des rouquines est plus douloureux que celui de la Mante religieuse

mais la Mante religieuse aime la chaleur ...

Posté par Ys, 04 juin 2006 à 09:46

Wé saloperie de veuve noire

Posté par Gaet, 04 juin 2006 à 11:36

Normal, les premières histoires sérieuses ça marque et ça traumatise. J'ai mis quasiment 3 ans à me remettre complètement de ma première histoire qui n'avait pourtant duré que 6 mois... (ce qui n'empêche pas de vivre d'autres histoires et d'autres galipettes pendant ce temps, faut pas déconner !)

Ils s'en remettront d'ici quelques années, t'inquiète pas pour eux. Et à ce moment là vous vous rappellerez au bon souvenir de ces premiers faits d'armes avec les sentiments.

Posté par Soul, 04 juin 2006 à 12:51

Ce qui m'étonne là dedans c'est que tu occultes sans aucun problème le fait que toi aussi tu ai souffert. Si un seul ressortait affaibli d'une relation amoureuse ca se saurait. Tu me sembles tout vivre passionément et tu dis toi-même ne pas "sortir avec n'importe qui".
Tu ne fais pas seulement souffrir, tu souffres aussi.
Impression que tu te rassures avec cette image de croqueuse d'hommes histoire d'oublier que toi aussi tu as mal.

Posté par Jade, 04 juin 2006 à 13:56

La Rouquine ,

Tu es une castatrice comme tu peux etre une femme qui impressionne les hommes . Tu es a la fois très fragile et très froide avec les hommes , tu as cette force sur les hommes , tu es a la fois très indépendante et tu as besoin de l'autre ...

Peut etre que je me trompe ... Je t'envie La Rouquine de ne pas te prendre la tête a savoir si tu vas plaire ou pas a autrui .. Au moins ca ne te gache pas la vie cela ...

http://ptitlutin.canalblog.com/

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 14:49

Lorenzo:
Voila un compliment qui me touche beaucoup! Merci!

Anny:
J'ai tendance à trop donner de moi quand j'aime justement.

Ys:
Si tu le dis... :-)

Gaet:
Oh toi ça va!

Soul:
Ah mais je suis déjà amie avec eux.. Je ne vais pas attendre qu'ils n'aient plus aucuns sentiments.

Jade:
Ma souffrance, je m'en rend compte aujourd'hui était minime. Et je parvenais à la refouler, alors on peut dire qu'avec mes deux premières histoires, je n'ai pas vraiment trinqué.

MacGregor:
Demande aux hommes qui lisent ce blog et me connaissent, tu verras que tu te trompes mais complètement! Je me demande si c'est toi qui es à côté de la plaque car tu tu t'es fait cette image de moi, ou bien si c'est moi qui donne cette image.
Au contraire je suis une fille chaleureuse, c'est surement ça qui me rend envoutante je ne sais pas.
Et arrête la pub, merci.

Posté par larouquine, 04 juin 2006 à 15:59

Charmant billet

Je préfère lire ça qu'une notation des prouesses sexuelles masculines comme j'ai pu en lire dans le passé, bien que ce fut amusant.

Posté par Cristophe, 04 juin 2006 à 16:38

La Rouquine ,

Désolé , je suis vraiment a coté de la plaque . Que veux tu je ne te connais pas , j'aimerai te connaître mais bon ...

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 16:58

Tu sais que tu plais . J'aimerai me dire que moi aussi je plais ..

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 16:59

Cristophe:
Merci bien, contente que ça te plaise, j'ai pris plaisir à le raconter en tout cas!

MacGregor:
Y'a pas de mal, et arrête un peu de jouer les victimes! Sois fort!

Posté par larouquine, 04 juin 2006 à 17:41

Etre fort quand on se retrouve seul ? Facile a dire ... Mais bon LaRouquine , tu es entouré tu as cette GRANDE chance

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 17:44

MacGregor, la chance ne vient pas des autres mais de soi-même. C'est savoir être tout seul, en profiter et l'apprécier qui ouvre le mieux aux autres. Et prendre sur soi quand ça va pas fort, se dire que tout ne va pas si mal en est la première voie.

Sinon, Rouquine, j'avais un peu le même sentiment que Jade, moi. En tous cas, ce que j'apprécie dans ton post, c'est qu'il reflète la capacité qu'on a à porter un regard un peu attendri sur des histoires passées. Enfin ça m'inspire un machin comme ça, mais comme j'arrive pas à réfléchir aujourd'hui, je pue un peu de la formulation...

Posté par LilVirgo, 04 juin 2006 à 17:59

LilVirgo,

Je sais tout cela simplement quand rien ne vient bien tu n'as qu'une envie te tirer une balle :(

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 18:01

LilVirgo,

Je sais tout cela simplement quand rien ne vient bien tu n'as qu'une envie te tirer une balle :(

Posté par MacGregor, 04 juin 2006 à 18:03

la distance aux choses...

...toujours la distance aux choses ! L'honneteté sentimentale est la première chose qu'on se doit à soi même. Certes ces mecs ont souffert de votre rupture mais si c'est inhérent à la rupture en elle même. Si cela a été fait proprement et sans intention de nuire tu n'as rien à te reprocher.

Dans un autre ordre d'idée et pour rejoindre les avis de Jade et Virgulette les gens se font une idée sur ce que tu leur soumet, et là ça fait un peu fanfaronnade par moment, Marie Antoinette en sa cour, fais attention ;-) .

Posté par Arnaud, 04 juin 2006 à 18:27

Ah les djeun's, tous les mêmes; alcool, shit, sex and death
"Je préfère la folie des passions à l'indifférence de la sagesse" -Anatole France-

Posté par D BrdMkr, 04 juin 2006 à 21:59

De retour, et quel retour ! Ravie de voir que ton clavier et toi avez renoué, ça aurait été vraiment dommage. Et pour les hommes, que veux tu? On passe énormément de temps à se plaindre d'exu, certainement autant à souffrir pour eux, mais d'une on le leur rend bien, et de deux, si ils n'étaient pas là, qu'est ce qu'on se ferait chier!
Bisous!

Posté par Maynae, 04 juin 2006 à 22:31

Mais y'a un p'tit coeur qui bat sous cette épaisse cuirasse dis moi, fillette!
Bisous

Posté par Karma, 05 juin 2006 à 02:55

Ah...

Le pouvoir des rousses, c'est dévastateur. C'est comme plonger sa main dan sel feu pour récupérer un immense trésor. On y laisse sa main, mais on est riche.
Mais on ne récupère jamais sa main.

Posté par Cavalier, 06 juin 2006 à 01:32

MacGregor:
Et oui, être entouré ne dépend que de toi, désolé je n'ai pas de peine pour les gens seuls, ou si j'ai de la peine pour les gens entourés qui se sentent seul, un peu comme moi parfois.

LilVirgo:
Je pense qu'il est important de conserver un regard positif sur une ancienne relation. Si on a aimé, c'est important.

Arnaud:
C'est vrai que ça fait un peu Marie Antoinette! :)
Et oui la distance, n'est ce pas ce qui permet d'être lucide? Si je n'avais pas cette distance je deviendrai folle, déjà que je vis sur une autre planète...

D BrdMkr:
Bonne citation!

Maynae:
Moi je ne me plaind que très rarement des hommes à vrais dires... Ou alors c'est pour être cliché, et comme j'adore ça..Merci quoiqu'il en soit!

Karma:
Comme si tu ne le savais pas.. Un jour tu as même osé me sortir que j'étais "romantique"!

Cavalier:
Alors, tu plonges ta main toi?

Posté par larouquine, 06 juin 2006 à 03:58

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