Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

13 septembre 2007

Martin le baiseur de chaudasses

J’ai un voisin, Thibault, qui est aussi mon ami. De temps en temps, je monte chez lui prendre un thé et l’on se raconte nos histoires. Il ne s’est jamais rien passé avec lui et il ne se passera jamais rien, un ami on a dit.
Il y a trois semaines environ, Thibault accueille l’un de ses amis pour quelques jours. Donc je bois le thé en compagnie des deux mecs. Le pote, c’est un peu le mec qui se fait le plus de meufs possible, toujours à l’affût d’un nouveau cul à bouriner. Il m’amuse. On parle de sexe et le mec raconte qu’il n’embrasse pas les coups d’un soir. Diantre ?! Comment autant de goujaterie peut encore exister ? Il surenchérit en évoquant le fait qu’après la baise, il est assez aimable pour la raccompagner chez elle, il pourrait être salop et simplement lui dire de partir. Un peu hallucinée par ses propos, quoique pas révoltée pour un sous (il tire de la chaudasse de boîte de nuit, des êtres humains pour lesquels je n’ai aucun égard ni pitié). Mais quand même.
Ça me donne envie de le défier.
Pas qu’il m’attire particulièrement, ni même que son côté macho lui donne un sex-appeal fou (je ne suis pas très sensible aux dragueurs de pouffes) mais j’ai envie de le défier.

Thibault part en vacances et laisse son appartement à l’ami en question à qui je dis que s’il a le moindre problème, ou autre, il sait où sonner. J’apprends que celui-ci demande mon numéro à notre ami commun. Un jour alors que je me ballade dans le quartier où il est serveur, je passe lui dire bonjour. Visiblement ravi de son petit effet auprès de ses collègues genre « t’as vu y’a des meufs qui viennent me voir » il m’appelle le soir même et nous concluons de nous retrouver vers 1 heure, après nos soirées respectives. Je bois du vin de mon côté avec deux amis, alors qu’il s’enquille whisky sur whisky du sien. Même ce qu’il boit est old school.
On se retrouve, on boit un verre chez Thibault, on se met dans le canapé avec un Dvd (technique peut subtile du mec ne sachant pas vraiment comment trouver un prétexte pour m’embrasser)(si toutefois j’ai l’immense privilège qu’il m’embrasse). Il m’embrasse et s’embrase. On se chauffe, je me rappelle plus bien ce qu’il se passe comme préliminaires, je cherche une capote, il en a pas. Alors non seulement ça se tape de la pouffe qui va de lits en lits, et de bites en bites, mais en plus, ça n’a pas de quoi protéger Popol. Je me suis servie de ma dernière l’avant-veille et on se retrouve comme deux cons. Un sac de fille étant ce qu’il est, je trouve au fond du mien une vieille capote promotionnelle effet « ne surtout pas sentir le sexe de l’autre mais le latex avant tout durant le rapport ». Il l’enfile, m’enfile (oui c’était facile on sait). C’est pas que c’est nul ou quoi hein, mais je suis pas dedans. C’est dur à expliquer, déjà j’aime pas l’idée d’être chez Thibault je trouve que c’est lui manquer de respect grave, mais en plus, j’entre dans le tableau de chasse entre Jennifer la brune à mèches rouges et talons bouts pointus, et Yasmina la blonde à racines brunes et bottes en sky.
Et ça c’est non.
Malgré tout j’ai une bonne montée de plaisir à un moment.
Il me prend en levrette, mais s’arrête au bout d’un très court laps de temps et me dit « excuse moi mais j’ai trop envie de pisser ». Bandant hein ! Mais bon, ça m’est déjà arrivé d’arrêter pour la même raison, puis il a bu et pas qu’un peu. Il s’éclipse donc aux toilettes.

Et là je passe par trois phases :
1) Grouille toi mec, je suis pas le genre qu’on fait attendre.
2) Mais qu’est ce que je fous là, je me barre sans rien lui dire
3) Bon je me rhabille et je lui dis quand même au revoir.

Phase numéro 3 adoptée, j’enfile ma robe, mets mon sac, prends mes chaussures dans la main (j’habite trois étages plus bas) et attends quelques bonnes minutes qu’il ressorte des chiottes.

-    Putain c’est trop chaud de pisser quand on bande j’ai galéré ! s’exclame t-il, toujours aussi élégant.
-    Bon, ben moi j’y vais hein… Annonçai je d’un ton nonchalant et faussement fatigué.
-     ??!! Répliqua t-il avec répartie
-    Ben oui quoi, moi c’est bon j’ai un peu pris mon pied, je me casse.
-    Ok… Tu veux pas dormir là ? (vous noterez que j’ai réussi à être embrassée et à avoir la possibilité de dormir avec !)
-    Non, je préfère dormir seule.

Je lui offre un dernier  pauvre smack pourri et je pars.
Fière.
Ayant accompli ma mission de « toi aussi baise  un salop ».

Je n’ai bien sûr pas eu la moindre nouvelle.

Épilogue :
Au retour de Thibault, je lui demande « il m’en veut pas trop ton pote au fait ? ».
Étonné de ma question, il me demande de quoi pourrait bien m’en vouloir son ami. Immédiatement je pense « hmmm il a du dire : « Me suis fait Larouquine » sans plus de détails » Mais non. Le bougre n’a RIEN dit. Je raconte toute l’histoire, il s’esclaffe en me disant « bravo! tu l’as bien niqué là ! Mais tu sais, il me le racontera certainement pas en plus ». J’en ai joui de satisfaction tellement je l’avais ridiculisé au point que même à son très bon ami, il n’ose pas le dire.

Larouquine, héroïne d’une nuit.

Posté par larouquine à 08:30 - Sexe - Commentaires [52] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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