Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

13 mars 2008

R-X-Coeur

En faisant les comptes, je me suis rendu compte (ah ah) d’un truc. Déjà quand je dis faire les comptes c’est noter dans mon agenda un petit « X » à côté d’un rendez-vous qui s’est terminé comme je l’envisageais. Mon agenda, c’est un peu un journal intime minimaliste qu’il faut décoder. Genre y’a « X » pour la baise, un cœur pour quand c’est la première fois avec un mec avec lequel je sors (mon romantisme me perdra), un « R » pour règles, un « je t’aime » pour quand le mec me dit qu’il m’aime. Donc ça donne des trucs du genre :
- Mardi : « R » 16h : rdv chez le dentiste
- Mercredi : « R » : 14h : Rdv avec Amélie, 20h : Théâtre Marivaux
- Jeudi : 20h30 :  Dîner avec Untel  (et après je rajoute « X » ou pas) (et bien plus tard, si Untel devient mon mec je rajoute un petit cœur) (ça donne donc :  « dîner avec Untel X <3’ )

Bon, on s’en fout. Je me suis aperçue qu’une semaine pas si lointaine il y avait trois X, avec trois mecs différents. Et je me suis demandé si c’était si courant que ça que de mettre trois X, sans forcément y prêter attention, en trouvant ça « normal », voire anodin. Je ne fais pas un concours de statistiques, loin de là, mais je me questionne simplement sur l’idée que je me fais du sexe. Si certain(e)s considèrent le sexe comme un don de soi, que nenni pour moi. Je n’ai pas l’impression qu’offrir mon corps soit un don particulier.  Je n’ai pas l’impression que le corps humain soit tellement sacré qu’il faille attendre avant de passer à l’acte. Ou plutôt si, je le trouve si sacré que je me dis qu’il faut l’honorer, satisfaire son désir au moment où l’on en a envie. Que de toute façon, le désir vaincra toujours (ce salaud), et qu’attendre pour attendre n’est qu’une perte de temps sur le plaisir. Attention, je ne dis pas que je couche avec le premier venu, y’a quand même une charte qualitative à respecter, avec une marge d’erreur certes, je dis juste que quand un mec me plait, je succombe. Non en fait je ne « succombe » pas, je  provoque le truc.  Je ne pense pas que ça fasse de moi une fille facile. Ni une prédatrice. Ni une pute. Ni une fille paumée.
Quand un homme passe la difficile étape  de la séduction, pourquoi me refuserais-je à lui ? Par principe ?

Évidemment que laisser passer quelques jours avant de faire l’amour peut avoir un côté hyper excitant (surtout quand on est habitué à faire tout, tout de suite), mais autant tester la marchandise direct.

Les sages me diront « patience petit padawan, le plaisir n’en sera que plus intense ». Et bien moi je n’y crois pas. La frustration accroît le désir, sans doute, mais certainement pas le plaisir. Et d’ailleurs, si je ne suis pas compatible avec le mec en question hein ? Et si je m’en fous puisque de toute façon j’ai décidé que ce ne serait qu’une nuit ou deux ?

J’ai une sacrée chance puisque j’ai de mon côté l’excuse de la jeunesse et un potentiel de fille plutôt baisable. Ça me fait des prétextes. Mais, dans dix ans si je suis célibataire, je suis presque sûre que j’aurai le même discours. En attendant, on me dit « aaaah les jeunes… » ou « aaaah les femmes de nos jours… ». Ça les rassure. Et c’est très bien comme ça.

(j’ai bien conscience qu’on ne peut pas résumer une telle pensée en quelques lignes, c’est plus un billet d’humeur qu’autre chose, merci de le prendre comme tel)

Posté par larouquine à 10:50 - Reflexions - Commentaires [51] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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