21 mai 2007
Alexis, ou comment mon couple a failli basculer
La semaine dernière Corentin me téléphone : « Je ne pourrais pas être à ta soirée d’anniversaire pour tes 20 ans ». Moi dégoûtée, je pleure un coup, c’était l’occasion de le présenter à de nombreuses personnes chères à mon cœur et blablabla, bref, je suis désappointée. Arrive la fameuse soirée d’anniversaire, ou le dress code était les filles en vert les mecs en roses, tout le monde a respecté cet impératif (peut être que ma menace de ne pas laisser rentrer ceux qui oseraient se pointer dans une autre couleur a eu son petit effet). Tout se déroule à merveille, on m’offre des tableaux, du swarovski, des bijoux, des fringues et des fleurs je suis gâtée, bonheur et joie.
Corentin me manque quand même.
Sur les coups de 2/3 heures du matin, deux potes partis depuis dix minutes reviennent en compagnie du frère de l’un d’eux, Alexis. Je trouve Alexis très mignon, et nous discutons. Une chose en entraînant une autre, on se trouve plein de points communs et une grande complicité naît entre lui et moi. On finit par s’embrasser. Pas vraiment un baiser de désir furieux non, plutôt un baiser tendre. On s’endort. Le lendemain Corentin m’appelle pour me souhaiter un joyeux anniversaire alors qu’Alexis est dans mon lit, je me sens nulle et coupable. Mal à l’aise j’expédie le coup de fil et Alexis rentre chez lui. Je passe ma journée à ranger, perdue dans mes pensées à cause de cette rencontre troublante.
Le lendemain, je pars à Londres deux jours comme prévu, je m’amuse comme une petite folle, hurle hystériquement lorsque Mika entre en scène (et durant tout le spectacle), et ne pense plus trop ni à Corentin, ni à Alexis.
Lorsque je rentre à Paris, il m’apparaît comme évident que je ne suis plus amoureuse de Corentin, bien trop troublée par le charme vénéneux du « nouveau ». Cependant, bien que je vois à plusieurs reprises Alexis, je me force à ne pas oublier que je suis encore en couple. Corentin sent ma froideur au téléphone et je déteste ça. Je lui fais part de mes doutes. Vendredi arrive, en même temps que Corentin. Nous buvons un verre:
- C’est fini, je ne t’aime plus, si j’ai réussi à être tant attirée par un autre c’est que de toute évidence je n’ai plus de sentiment
- Mais tout ce qui t’attire chez lui, c’est la nouveauté, la folle passion du début, lorsque ce sera passé, tu reviendras je le sais.
- Non, Corentin, je ne reviendrais plus, je ne te quitte pas pour lui, lui m’a juste permis de me rendre compte que mes sentiments ne sont plus ceux qu’ils étaient.
Tout en lui parlant, je me sens attirée par Corentin, n’aurais-je donc définitivement plus de sentiments ? J’ai envie de le serrer contre moi, de le retrouver. Mais c’est la bonne décision. J’ai tout de même l’impression de faire l’erreur de ma vie en le quittant. Mais c’est naturel hein, ça ne veut pas dire que je l’aime encore. Le lendemain, je revois Alexis mais ce n’est plus ça, de son côté comme du mien. Je ne peux m’empêcher d’adorer ce mec, mais nous sommes subitement revenus à la réalité, et il est possible que lui comme moi considérons que nous ne voulons pas connaître la réalité ensemble, il est suffisamment difficile de l’affronter seul.
Je rappelle Corentin.
Il accepte de me voir.
Je lui demande de m’excuser.
Je me dis que j’ai sûrement confondu « ne plus aimer » et « ne plus aimer comme au premier jour ». J’aimerai comme quiconque qu’une relation soit un éternel début, celui où l’on se jauge, celui ou l’on se cherche, celui ou l’on est passionnée et ou l’on cherche la faille chez l’autre. C’est vrai que j’étais bien avec Corentin. Mais le quitter un jour en ne l’aimant plus tout en revenant le lendemain en l’aimant, où sont mes véritables sentiments ?
Corentin me pardonne. « J’te l’avais bien dit ». Mais il ne veut cependant pas m’embrasser ou m’étreindre, l’impression de m’avoir prêter. Alexis était un anti Corentin, c’est ce qui a dû me séduire immédiatement. Quelque chose est sans doute cassé entre Corentin et moi, nous serons un couple rafistolé maintenant, mais après tout, n’est-ce pas le lot de tous les couples ?
Et puis merde je m’en fous, on verra ce que ça donnera.
23 avril 2007
Je t'aime moi non plus
Ce week-end, j’ai vu une très bonne amie se marier. En l’entendant dire « oui », j’ai réalisé que c’était la fin d’une époque ; pas la fin de notre amitié, mais la belle est à présent épouse, et enceinte de 6 mois qui plus est. Audrey, je te félicite encore, je t’aime, et serai une bonne marraine pour ta fille (si, je serai sa marraine, baptisée ou non, tssss).
Tout cet amour en une seule journée m'avait perturbée et j’avais rendez-vous avec Corentin. Corentin avec qui je parlais tous les jours au téléphone depuis la rupture et avec qui j’avais passé le week-end la semaine dernière. L’heure était venue de mettre les choses au clair. Allait-on se remettre ensemble ?
Ainsi en le voyant, je lui ai tiré les vers du nez pour savoir s’il voulait qu’on soit de nouveau un couple ou non, auquel cas les coups de fils s’espaceraient nettement pour qu’on puisse s’habituer à une vie sans l’autre.
Un peu confus il me dit qu’il a envie de revenir.
C’est un peu court jeune homme !
Je refuse
Il prend un air penaud.
Je persiste et signe, je lui dis que je vais pas me remettre avec quelqu’un qui ne me dit pas qu’il m’aime, qu’il a envie d’être avec moi, et pourquoi pas de continuer ainsi quelques mois
(Voire quelques années, voire même m’épouser et me faire un enfant, et m’offrir une rivière de diamant).
Il me dit tout ce que je viens de lui suggérer. Loser. Mais il me dit d’autres choses aussi.
Il faut savoir que l’action se passe dans la rue, et qu’à chaque mot déplacé de sa part, tourne fièrement les talons sans me retourner, qu’il me rappelle dans la seconde ou que je reviens toute seule. Je pense être partie environ une dizaine de fois en deux heures. Ça se finit dans les larmes devant le palais royal.
Finalement, il insiste pour finir la soirée avec moi, qui est toujours peu convaincue des arguments de réconciliation.
Dans le bus vide qui nous conduit chez moi les esprits et les corps s’échauffent, je le caresse à travers son jean. Nous nous remémorons notre première fois. Place de la Concorde, dans un jardin public. Il observe les rues à travers les vitres du bus, me prend la main et m’en fait descendre bien avant la station d’arrivée. On marche quelques centaines de mètres, on regarde les sorties de parking baignées d’ombres, jusqu’à ce que l’on passe devant un immeuble dont la porte est entrouverte. On la pousse et l’on se retrouve devant une grande cour plongée dans le noir. On s’embrasse sauvagement, je lui déboutonne son jean, retire ma culotte, soulève ma robe, lui tourne le dos et le laisse me pénétrer. Par chance, nous sommes en face d’un miroir, on distingue clairement le reflet de nos silhouettes haletantes, ce qui rajoute à l’excitation. Quelques minutes plus tard, on ressort de là, les joues rosies et l’air innocent.
Nous allons chez moi. Nous nous réconcilions sur l’oreiller (encore) ou nous sommes toujours d’accord...
Et je lui chuchote :
- Je suis bien avec toi…
- Moi aussi…
- Je t’aime
- Je t’aime
- J’ai pas envie qu’on soit séparés
- Moi non plus..
- On se désépare ?
- Oui.
Aussi simple que la soirée avait été compliquée. C’était bon de le retrouver. D’être contre lui, de rire de choses qui ne font rire que nous, de faire des concours de grimaces et d’être naïvement amoureux.
Même notre sujet de discorde (on vote pas pareil) n’en est plus un.
Nous verrons bien si notre relation a perdu de sa saveur, qu’on se brûle les ailes à tenter du réchauffé.
Je suis encore pleine d’illusions. Je vais même acheter la Bible !
PS : J’ai découvert il y a quelques temps une série qui passe (passait ?) sur Canal + grâce à Corentin, et qui n’a aucune promo. Ca s’appelle Le Bureau, c’est extrêmement drôle. Je le conseille vivement.
PS 2 : C’est de rigueur de dire pour qui j’ai voté ? Bah de toutes façons c’est devinable.
25 mars 2007
Point Final. Accroche toi. Bon courage pour la suite...
13 mars 2007
Rebondissement n° 3 - La nouvelle rupture
Je l’ai quitté. Je l’ai quitté, me perdant dans diverses raisons plus improbables les unes que les autres :
- On n’est pas fait pour être ensemble, qu’il me quitte a cassé un truc entre nous (syndrome psychologie de comptoir)
- On est fait pour être ensemble et je me vois déjà bague au doigt avec cet homme alors que je suis trop jeune (je me dois de préciser qu’il n’a absolument jamais fait allusion ni au mariage, ni aux enfants, ni à la vie à deux, et heureusement) (syndrome paranoïaque)
- Je suis trop heureuse avec lui. Et on le sait tous, Larouquine aime la souffrance, elle l’a apprivoisée avec le temps, et c’est devenu sa meilleure compagne, lorsque celle-ci disparaît un tant soit peu, elle s’ennuie. (syndrome de la fille torturée)
- Je suis malheureuse avec lui. Que c’est horrible, nous sommes allés manger au quick et il a osé regarder Stade 2 dimanche, et moi je mérite un mec qui m’emmène au resto tout le temps et qui fasse des efforts pour moi (syndrome princesse, mais justifiée, il est un peu trop casanier à mon goût).
- Je me venge. Ben oui quoi, il m’a quittée. Un partout. (syndrome rancunière)
- Je le teste. Montre- moi si tu souffres, je te dirai si tu me mérites. (syndrome connasse)
Évidemment, seules les quatre premières raisons ont été évoquées lors de la « rupture » samedi soir, les autres étant le fruit de mon introspection.
Nous avons continué à être en couple, comme d’habitude. Le dimanche, il dit qu’il ne réalise pas, c’est tout en son honneur, je me comporte comme sa copine et lui parle du programme du Week End à venir. Cette rupture n’en est donc pas une de toute évidence. C’était sans doute un coup de gueule, histoire de montrer qui porte la culotte.
Naturellement, au début, je me disais que c’était fini pour de bon, mais en prononçant les mots décisifs pour la suite, je m’apercevais déjà que je ne voulais pas d’une vie sans lui. On ne joue pas avec les sentiments de gens à ce qu’il paraît, encore moins avec ceux de ceux qu’on aime. Oui mais voilà, moi j’ai envie de me remettre avec lui, même si sa présence n’est qu’épisodique, ça me va bien.
Alors hier soir, je l’ai appelé, lui ai pleuré que j’en avais marre d’être sous anesthésie médicamenteuse (anti dep’ + somnif’ un jour sur deux) que je ne ressentais plus rien, ni le bonheur ni la souffrance, que je me sentais nettement plus sereine mais que je détestais la sérénité, que je n’étais qu’une gentille gamine ne demandant qu’à être exaltée, et que je l’aimais oh que oui je l’aimais.
Que pour que je me sente bien dans une relation, il fallait qu’il y ait des embûches, et s’il n’y en avait pas, je me les créais.
Et histoire d’être extrême, l’embûche n’en est plus une, vu que c’est une rupture.
Je veux revenir et je vais revenir.
Juste le temps de réaliser qu’il me manque, et c’est déjà le cas. Au téléphone, on se susurre des " je t’aime". Drôle d’ex-couple.
Je te promets C. , qu’à l’avenir je ne te quitterai pas sur un coup de tête, un coup de folie, un coup de stress.
Oh et une anecdote. Pas folichon hein, mais quand il m’avait quittée, il m’avait dit qu’il était prêt à tout pour que je souffre un peu moins, et j’avais répondu, entre deux sanglots, avec une voix de petite fille triste (ah vous aimez ça hein quand on joue nos petites filles tristes !) que je voulais qu’il m’offre un chien. Ce à quoi il avait répondu « tu veux un chien... ? » comme on propose un gateau à un enfant parce qu’il a été sage. Puis j’avais zappé l’idée. Et hier, lui refaisant la petite fille pleurante, je lui ai redit « offre moi un chien ». Dialogue :
- Oui d’accord on ira à la Spa te prendre un chien
- Non mais je pensais pas que t’allais prendre au sérieux ce que j’allais te demander !
- Mais si, un chien c’est bien, c’est un fidèle compagnon…
- Oui ! Je veux un chiwawa !
- Ah non ! On ira à la Spa, les chiens sont abandonnés les pauvres (dit-il avec une compassion réprouvant toute virilité)...
- Oui mais moi je veux pas un vieux chien moche ! (toujours en mode petite fille triste qui sanglote mais quand même reprend le dessus pour être autoritaire)
- Mais tu penses à ces pauvres bêtes abandonnées par des connards chaque année ? Moi je trouve que ceux qui ont l’oreille déchirée ou l’œil vitreux méritent autant ton amour que les autres ! (dit-il alors qu’il possède un magnifique chartreux – qui d’ailleurs nous regarde avec son regard débile quand on fait l’amour-)
- Ou un bull dog, c’est bien un bull dog ?
Bon bref, je l’ai senti tout content à l’idée de m’offrir un chien. Je vis toujours chez mes parents, et je doute que ceux-ci soient sautillants de joie ou larmoyant de compassion si je leur ramène un chien moche.
Donc l’idée est repoussée à plus tard (néanmoins je suis certaine qu’il va tenter de me traîner à la spa lors du prochain week-end).
Ce long récit pour déclarer que, les embûches ont été semées, on va s’en relever plus fort, c’est juste ce qu’il me fallait.
06 mars 2007
Sodomie et tatouage: pénétrations en tous genres
Si je n’écrivais plus, c’est qu’il y avait une bonne raison. Je m’attelais à faire revenir Corentin et à me construire une nouvelle vie sans lui. Contradictoire ? Pas vraiment, je n’allais pas laisser filer le type dont j’étais amoureuse comme ça MAIS si jamais mes tentatives de reconquêtes ne fonctionnaient pas j’aurais de quoi faire pour quelques jours ou semaines (traduction: rencontrer de nouvelles personnes ou en recontacter d’autres en vue d’un échange buccal ou plus si affinités).
Mais je suis parvenue à mes fins. Il n’est pas très juste de dire ça, parce que, s’il n’avait pas voulu revenir et pensait n’être plus amoureux de moi de façon ferme et définitive, le processus de reconquête n’aurait pas fonctionné.
Il s’est défini lui-même comme « ensorcelé » par moi. Pas tombé dans l’oreille d’une sourde ça.
Durant cette période post rupture, outre le fait que quand il était à Paris pour vacances nous nous voyions sans cesse et qu’une fois reparti il me téléphonait tous les soirs pour me dire que je lui manquais et vice-versa, j’étais bien triste. Je me disais quand même que je passais à côté d’un homme pas trop mal. Le plus dur était de me dire que notre relation se passait bien sur tous les plans, qu’on savait gérer notre couple, la distance et les disputes et qu’on s’entendait franchement bien. J’avais tout à regretter quoi. Si seulement j’avais pu me dire « c’était un connard, il m’appelait jamais, il me trompait etc.» j’en aurais pris mon parti, mais là, impossible.
Bref, dans un élan de lucidité, je semble avoir reconquis son cœur. Pour combien de temps ? Je l’ignore et je m’en branle, c’est juste bon d’être de nouveau sienne.
A part ça, pendant le laps de temps (moins de deux semaines) ou j’étais célibataire, j’ai fait de nouvelles choses folles :
-J’ai retesté la sodomie avec lui. Il m’avait déjà fait part de cette envie de pénétrer mon anus il y a quelque temps, et là, après la rupture paf ! alors que nous faisions l’amour il réitère sa demande salace. Le con. Il attend de m’avoir quittée pour que je réalise son fantasme. Évidemment je refuse, arguant qu’il avait cas rester avec moi pour obtenir l’immense privilège d’entrer par la petite porte. Mais, je me suis dit que ça pouvait peut-être favoriser mon processus de reconquête, alors je lui ai expliqué comment j’aimerais que ça se passe, lui chuchotant à l’oreille ce que j’aimerais qu’il me fasse pour me donner envie de me faire enculer. Et on peut dire que ce fut plutôt concluant, j’ai bien aimé, avec douceur et modération. Lui évidemment, a complètement adoré. On retentera prochainement parce que je pense qu’il y a du potentiel à ce niveau.
-Je me suis faite tatouer. En effet, on me rabachait (et à juste titre) que je devrais faire des choses nouvelles que je n’avais jamais pris le temps de faire avant. Le tatouage, cela faisait quelques petites années que j’y songeais, comme ça, dans un coin de ma tête, puis de plus en plus ces derniers mois, mais Corentin trouvait ça rédhibitoire, alors je faisais la concession d’attendre un peu. Aussitôt larguée, aussitôt tatouée. J’ai pris mon courage à deux bras et je suis allé chez un bon tatoueur me faire faire une belle fleur de lys sur le coté gauche du pubis. Elle est magnifique, et même le chéri a aimé. Lui qui trouvait ça vulgaire, il a admis que c’était joli. Le tatoueur m’a bien divertie pendant la séance de torture, à me dragouiller insinuant qu’une jolie fille nue allongée devant lui, lui faisait aimer son métier. Soyons honnêtes, j’avais un peu mal, et je poussais des cris ressemblant vraiment à des gémissements « hmmmm, aaaaahh, oh putaaaiiiin » oui, j’ai le cri classe en toutes circonstances. Il s’avouait à moitié troublé..
C’est donc un semi coup de tête. Dont je suis ravie.
Je précise au passage que je ne suis pas royaliste, j’aime simplement le symbole de la fleur de lys (j’ai d’ailleurs appris, merci Jérôme, que jadis, on marquait les prostituées au fer rouge d’une fleur de lys, l’anecdote m’a plus amusée qu’autre chose d’ailleurs).
Donc donc donc, ça va !
PS: J'ai créée une catégorie "Corentin et moi". Si ça c'est pas une preuve d'amour...
04 mars 2007
Et ce qui ne devait pas arriver (bis)
Il est revenu. Corentin je veux dire. Il est revenu comme une cerise sur un gâteau, ou une fraise plutôt je n'aime pas les cerises. Je suis très heureuse, mais, il ne faut pas trop que je lui montre. Soyons modérés.
La rupture nous a peut être fragilisé, ou peut être pas, je ne me pose pas vraiment la question. Toujours est il que la complicité intellectuelle et sexuelle est toujours bien là. Ouf.
Merci pour vos mails, je tenterai de répondre personnellement à chacun de vos charmants soutiens.
A bientôt.
22 février 2007
Ca va.
Ce message est uniquement destiné à faire cesser les commentaires déchainés du précédent post.
Je vais quand même donner de mes nouvelles.
Je vais mieux, la souffrance cesse, au même titre que l'amour. Corentin est prévenant, c'est tout ce que je lui demande. On se voit, ça dérape parfois, mais c'est bon de l'avoir à mes côtés. Dire qu'il ne me méritait pas est stérile, il n'y avait pas de mérite, j'étais bien avec lui mais un jour je redirai toutes ce choses que je lui ai dites à un autre, etcetera.
Je ne lui en veux pas, il se désole de la situation, et ne part pas comme un connard.
Je vois des gens et je travaille. Je le vis "bien". Hors de question de dépérir.
A bientôt.
17 février 2007
Et ce qui ne devait pas arriver...
Corentin m'a quittée. Proprement. Il ne m'aime plus.
Inutile de dire que je souffre.
Je reviendrais quand ça ira. Bon week end.
24 janvier 2007
Je sors avec un militaire
Être avec un militaire, j’vous le dis moi, c’est un peu chiant. Puis pas le petit militaire qui a fait ça parce qu’il ne savait pas trop quoi faire non, le vrai, le dur, celui qui a fait une grande école, qui aime l’armée et qui en parle beaucoup, qui se met à chuchoter lorsqu’on regarde un film « là tu vois ils utilisent des armes de guerres les mecs ». Ce n’est pas non plus l’autiste qui ne jure que par l’armée et ne connaît que ça, heureusement. Mais en plus de n’être là que le week-end, il me parle en chiffres et en initiales, ce qui rend sa tirade incompréhensible. Je me contente souvent d’un hochement de tête.
Mais parfois, c’est rudement intéressant aussi. Parfois seulement.
Et puis soyons honnêtes, mon mec est un objet de fantasmes. Alors pas folle la guêpe, je lui demande de ramener son uniforme pour voir l’effet qu’il me fera en guerrier, mais il refuse, arguant que ce n’est vraiment pas seyant ni bien coupé. J’ai un militaire coquet en guise de mec.
Le dépit s’installe doucement mais sûrement en moi. C’est le lieutenant sensible. Le mec qui aime les animaux mais qui va passer sa vie à apprendre à tuer des humains (j’imagine déjà le long monologue qu’il va me faire après avoir lu ça « non mais Rouquine, arrête d’essayer de faire plaisir aux lecteurs de Libé en crachant sur l’armée, ce n’est pas QUE de la violence, il y a des stratégies, des rapports humains, de la fraternité, de l’Histoire, c’est vraiment simpliste ta vision merde ! »).
Ce qui est dérangeant aussi dans le fait d’être avec un militaire, c’est que la semaine il se doit tellement d’être fort et tout, que le week-end il a mal à la tête, au ventre, il a chaud, ou froid, bref, il en profite pour se plaindre (et se faire plaindre par son adorable rousse) comme un enfant.
L’avantage du militaire, c’est qu’il ne s’essouffle pas trop durant l’amour. Comme il a appris à courir sur plusieurs kilomètres dans des endroits terreux avec des rangers aux pieds, ce n’est pas une petite levrette à 200 coups par minute qui l’effraye. De ce fait il est dur et endurant.
Le militaire a aussi comme signe distinctif qu’il aime les films de guerres (forcément). À la FNAC, alors que je regarde les nouveautés, les « films d’auteurs » et autres séries, lui reste des heures devant le rayon « film de guerres » et il me montre des dizaines de dvd :
« tu l’as vu ça c’est génial, c’est en Corée ! Et ça ? c’est un excellent film sur la guerre d’Algérie ! Et celui-là ? c’est mon préféré, il FAUT que tu le vois »
« j’aime pas les films de guerres chéri »
« Oui mais c’est aussi historique ! ».
Maintenant j’en connais un rayon sur les « sous off’ »,
les « Famas », les « paras » etc.
Heureusement qu’il en connaît un rayon sur la musique, la littérature, l’histoire, le sexe…et que je l'aime aussi. Autrement, se taper un militaire, c’est la plaie.
EDIT: Précision, je parle ici de Corentin, mon mec depuis quelques mois et non d'un autre.
22 janvier 2007
Week end avec Corentin
Comme prévu mon mec était là ce week-end. Il est arrivé vendredi soir, bronzé et sexy à la gare de Lyon alors que ma rousseur m’avait laissé pâle. Je suis complètement jalouse du teint mat qu’il arborait fièrement. Nous sommes rentrés chez moi, il phallus très peu de temps pour que nous nous jetions l’un sur l’autre comme deux tigres tenus en cage trop longtemps. Figurez vous qu’on a même pas eu le temps de se mettre en levrette pour jouir. Royal. Le lendemain, il s’est levé tôt afin de régler quelques formalités de retour et nous nous sommes retrouvés pour faire les boutiques. On a fait notre vie comme n’importe quel petit couple, oubliant plusieurs heures qu’il repartirai lundi pour deux ou trois semaines.
Je reprends la pilule depuis peu, et pour la première fois, nous avons pu faire l’amour sans préservatif sans crainte d’avoir un événement malheureux dans 9 mois. J’avais oublié cette terrible sensation du sperme qui coule entre mes cuisses après l’amour. Dans la mesure du possible, je prends une douche peu de temps après mais ce n’est pas toujours évident, alors je laisse couler. Il faut savoir que c’est tout sauf agréable, et que quand on ne s’y attend plus ça se remet à sortir. Ça s’évacue en deux ou trois fois, extrêmement chiant. Cela dit faire l’amour avec préservatif depuis presque quatre mois relève de l’héroïsme reconnaissons le. Naturellement la conséquence de cette nouveauté était qu’il éjaculait plus vite ; attention, dans des délais très raisonnables bien sûr. J’enfonce une porte ouverte en disant ça j’en ai conscience, évidemment qu’un homme gicle plus vite sans le morceau de latex, mais c’est que j’avais perdu l’habitude moi, avant lui c’était toujours protégé et avec Sylvain qui était acteur porno forcément ça mettait trèèèèès longtemps avant d’arriver (en fait c’est surtout qu’il était gay le problème mais passons). Donc lus besoin de lui enfiler la capote avec la bouche, et de rester avec un goût caoutchouteux sur les papilles pendant quelques minutes.
Nous nous sommes encore servi des menottes pour m’attacher, du gel en silicone dont la sensation est absolument incomparable à tout autre type de gel (et j’en ai testé pas mal) et de mon gode pour s’amuser. On s’est mis du poppers dans le nez aussi.
Dans un registre nettement moins sexuel, nous avons aussi joué au pictionnary en ligne comme des fous, bien décidés à pulvériser nos adversaires, c’était follement ridicule et amusant. On a encore mangé Mc Do, Quick et Pizza Hut, il a une influence néfaste sur mon alimentation cette enflure.Mais disons que c’est rare que je mange si mal, et ce week-end, je ne me suis privée de rien.
On a vu un film aussi « Truands » que j’ai accepté d’aller voir après lourde insistance de sa part et c’est avec regret car c’était violent et que j’ai passé la moitié du film dans son épaule. Mais il faut savoir faire des « concessions ».
On s’est un peu enguelé aussi. Au sujet de la politique évidemment. LE sujet polémique. Je ne détaillerai pas, cela n’aurait aucun intérêt mais je crois avoir été un peu dure avec lui sur certaines paroles. Mon côté vipère me rattrape toujours, y faire attention donc.
Il est parti ce matin.
