07 janvier 2007
Message à l'attention de mon homme (et appel au soutien de mes lecteurs que j'aime)
Chéri, toi qui bosses actuellement en Afrique, dépêche-toi de rentrer, car je ne publierai aucun article avant ton retour ou au moins ton appel. C’est certes injuste et juvénile, mais la dernière grève que j’ai faite sur ce blog m’a amené à te rencontrer.
Tu me manques beaucoup trop, et oui je fais du chantage.
Lecteurs, vous qui m’aimez et à qui je vais manquer durant 15 jours s’il ne se manifeste pas, merci de signer en commentaire la pétition pour le retour de Corentin en copiant collant la phrase suivante :
« Corentin, merci de lire ces lignes et de t’empresser d’appeler Tarouquine, même pour 10 euros la seconde, on sait que là tout de suite tu es dans le désert, mais dès lundi prochain quand tu te rendras dans un cyber café africain, tu n’auras plus d’excuses. »
De plus Chéri, sans toi, je me laisse dépérir, je mange des Kinders Buenos et Surprises sans arrêt, et par ta faute, je risque de friser l’obésité d’ici quelques jours…
Je t’aime.
Ton chaton d'amour.
EDIT: En attendant ton retour, j'éditerai quelques fois cette note pour satisfaire tout le monde.
Aujourd'hui, c'est folichon, c'est une capture d'écrans de certaines requêtes.
Palpitant.
14 novembre 2006
Blog, poppers et autres jouissances
Certains arguent m’avoir mis en page d’accueil (j’en doute mais cela me plait d’y croire), d’autres déclament avoir filé mon lien à leurs contacts tant j’étais une jeune femme drôle, d’autres disent que si mes parents lisent, ce sera tant pis, ils auront violé ma vie privée, d’autres me supplient par mail (d’ailleurs je compte vous répondre, patience), donc, toutes ces infos synthétisées j’ai pris la décision de continuer.
Ce n’était pas un teasing mortel, comme certains le pens(ai)ent, il est vrai que j’ai arrêté mon blog plusieurs fois, pour finir par le reprendre, là j’ai eu très peur, mais après tout j’assumerai s’il doit être dévoilé au grand jour auprès de ma famille.
Autre chose, je me suis rendu compte qu’avec le temps, je narrais que les faits vraiment drôle, sensationnels ou sexuels de ma vie, préservant mon petit quotidien sage. J’ai passé une année de folie avec Sylvain notamment, chaque semaine des choses incroyables m’arrivaient, une vraie vie romanesque, mais à présent, je me suis assagi. J’ai décidé de reprendre en main l’espèce de débauchée folle que j’étais. Et pour le moment j’y arrive plutôt pas mal.
J’ai aussi constaté que je ne racontais jamais d’anecdotes passées alors que certains en font leur fond de commerces, peut être parce que les différents protagonistes de mon passé font partie de mon présent, peut être parce que je suis trop jeune pour avoir accumulé des tas de souvenirs, peu importe après tout, mais de temps en temps, je raconterai des choses dont je me rappelle.
Bref, le constat est clair : ce blog s’apprête à devenir chiant à mourir.
Mais je l’adore moi ce blog, et tout ce qui s’y rattache, les rencontres, les lecteurs, les mails, le côté exhib’, l’aspect défouloir, la flatterie constante, les « trolls » etc…
Cette grande parenthèse refermée, je peux à présent vous parler de l’homme de ma vie, Corentin. Précision importante, l’expression l’homme de ma vie est utilisée à tort pour qualifié celui-qu’on-aimera-toute-sa-vie-qui-nous-fera-des-bébés-et-nous-trompera- avec-une-poufiasse-de-meetic-au-bout-de-dix-ans-de-mariage. Mais pour moi l’homme de ma vie, c’est l’homme qui est dans ma vie, tout simplement. Alors c’est sans honte que je dirais : Corentin, tu es l’homme de ma vie.
(Ouuuh rouquine fais gaffe là, tu emploies des termes qui impliquent couple, qui impliquent engagements, qui impliquent frayeur cauchemardesque).
J'ai aujourd’hui une insupportable tendance à la digression, sans doute le vrac habituel qui sévit dans ma tête.
Donc je disais l’homme de ma vie. Samedi dernier nous étions au « Bal » de l’Élysée Montmartre, en gros c’est un orchestre, et des gens de tout milieu dansant sur de la musique des années 60 à 90 en gros. Peu contrariant, on s’est fondu dans la masse pour danser (enfin quand c’est du Claude François c’est pas vraiment de la danse mais plus des petits pas ridicules). On est sorti, se retrouvant à Pigalle en plein milieu de la nuit entourés d’individus à karcheriser (ne nous emportons pas sur ce mot à ne pas prendre au premier degré), bref entourés de Wesh, j’peux vous dire que j’avais les jetons moi.
Dialogue :
-Rouquine, viens on va dans un sex-shop glauque ! (ndlr : il était 2h30 du matin)
-Ouais ok !
Nous passons devant des dizaines de devantures fluorescentes.
-Oui ben en fait non j’ai peur c’est vraiment trop glauque, me ravisai-je.
En effet moi j’aime bien les sex-shops classieux, plein d’hypocrisie qui se qualifient de « cabinet de curiosité érotique » ou de « plaisir au féminin ». Mais bon Corentin était méga motivé alors on a pénétré dans le Supermarché Erotique bien remplie pour une heure si avancée de la nuit.
Quand je rentre dans ce type d’endroit il faut que je vois TOUT, imaginez que je ne connaisse pas tel ou tel modèle de gode, ou encore le nouveau porte jarretelle spéciale « effet bandant » !
Là en loccurence, rien de neuf, mais comme d’habitude, une envie frénétique de tout acquérir.
Au final, nous sommes ressortis avec une boîte de capote et une fiole de poppers.J’adore le poppers, et lui aussi maintenant (enfin peut être qu’il aimait bien avant mais là l’expérience a été concluante).
Nous sommes rentrés et avons bestialement fait l’amour.
En fait, au lit, j’adore être soumise. Quand c’est par un garçon qui sait baiser, autrement, autant prendre les commandes sinon je m’ennuie (signe de l’ennui: le regard à la montre). Bon et il m’a attaché aux barreaux de mon lit, c’est certes, une pratique courante, mais qu’il m’a vraiment beaucoup plus de refaire. En fait, j’aime bien être traitée comme un objet ça m’excite, me fais mouiller comme une chienne, j’adore.
Bref, bref bref, le week-end s’est terminé, il est reparti (car il étudie hors de Paris le con) et ma vie a repris un cour non sexuel.
Je suis folle de ce mec.
03 novembre 2006
Amour, amis et poésie (et les oiseaux chantent toujours)
En ce moment, avec Corentin (mon nouveau mec pour ceux qui débarquent) on est en phase socialisation. On se présente tour à tour, nos amis. Un jour les siens, un jours les miens, puis on s’échange, fiérots, les impressions qu’on fait à chaque fois.
En partant de là, deux solutions :
- SOIT, mes amis, et les siens, sont d’immenses faux culs et nous disent à tous deux que l’autre est quelqu’un de bien,
- SOIT, nos amis respectifs ont le jugement généreux et pensent que de toute façon moi/lui ou un(e) autre c’est pareil tant on a du mal à trouver quelqu’un en raison d’un physique disgracieux / d’une bêtise sans nom / d’une timidité maladive,
- SOIT, nos amis aiment bien l’autre, c’est un fait.
De mon côté, il fait plutôt bonne impression le Mister Rouq’ parce qu’il possède quelques qualités non négligeables et visibles à l’œil nu.
De son côté, sa meilleure amie (les meilleures amies, il faut TOUJOURS se les mettre dans la poche, pire que les mères) lui a dit que j’étais trèèès jolie et appétissante comme un chou à la crème paraît-il. Flatteur ? Bien sûr.
Bon et de mon côté, il a vu quelques personnes ici et là qui l’ont croisés, dont Amie d’Enfance, alias Milène, qui en pense le plus grand bien (à part ses chaussures qu’elle ne trouve pas très seyantes).
Et c’est agréable cette sensation de découverte de l’univers de l’autre, tellement révélateur. Il ne vous est jamais arrivé d’être « déçu » de votre nouveau compagnon à la vue de ses amis, qui se révélaient être de gros lourds, de pathétiques dépressif (attention, je n’ai rien contre les dépressifs ce serait l’hôpital qui se fout de la charité), ou encore des hystériques qui, dans un lieu public se sentent obligés de brailler comme des porcs ? Moi si. Et ça jette un froid. Dans une idée de " Montre moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es" , ces rencontres des proches sont une porte qui s’ouvre, ou qui se referme.
Dans cette période de rencontre à tout va, « Alors tu l’as vu toi le mec de larouquine ?? , et il est comment, dit ? » , je me sens bien. Tout d’abord parce que je découvre de nouvelles personnes, et ça ça me plait, c’est d’ailleurs en partie mon futur métier, ensuite parce que comme dit ci dessus c’est une autre manière de connaître la personne avec laquelle on est, et enfin, parce que ça flatte mon égo vu que souvent, les conclusions sont sympathiques.
Sinon, hormis ces points positifs, avec Corentin, on se fait de grandes déclarations d’amour via msn.
Grâce à unpeudamour.com, on s’est créé des poèmes personnalisés en fonction de la couleur des yeux, des cheveux des adjectifs qualifiants l’autres, il m’a l’autre jour envoyé celui-ci :
« Je me perdais à chuchoter un rose murmure
Lorsqu'une bouche, cochonne, vint troubler mes poèmes,
Deux yeux blancs, d'une beauté sans mesure,
Des cheveux verts, comme je les aime,
Vinrent sans ménagement m'ébahir
Me faisant même pousser des ailes,
Tel un Phoenix, un oiseau-lyre,
Sifflant un songe presque réel.
L'oiseau ardent, Larouquine, c'est moi
Et cette bandante déesse, qui épouse la beauté,
Ecoute-moi, Panthère, car c'est toi.
C'est chez toi que mon coeur a frappé.
Corentin, aux yeux amoureux »
Quelle poésie ! Quel sens du vers ! Quelle fougue ! J’en étais, vous l’imaginez, toute émue…
(Ne me remerciez pas de ce lien précieux qui vous rendra les rois/reines de l’Amour, c’est cadeau, je suis dans une phase généreuse)
Voilà, j’ai poussé le rien que j’avais à dire jusqu'à sa plus longue extension, sur ce, amis (futurs) poètes, bonsoir.
Ah ouais mais non.
Non non non.
Là je ne respecte pas ma ligne éditoriale à savoir, parler cul cru.
J’adore la façon dont Corentin me caresse le clito et insère ses doigts dans mon vagin trempé
Ouf, l’honneur est sauf.
16 octobre 2006
Jeune demoiselle découvre un mec mortel
« Merde » Ceci est le contenu du dernier sms que je lui ai envoyé. Inquiet il m’a immédiatement répondu d’un « quoi ? » naïf et touchant, un « quoi » qui croit ne pas comprendre. Un « quoi » qui ne sait sans doute pas pourquoi je jure ainsi. Un « quoi » de 4 lettres qui me fait instantanément savoir qu’il trépigne derrière son téléphone pour savoir l’implicite de ce mot banalisé, et communément imprégné d’une indignation fâcheuse.
« Merde je pense à toi » ai-je répondu de plus belle. Un sms qui puait la sincérité, à me dégoûter d’être un tout petit peu réceptive à ce joli garçon, qui décidemment me plait pas mal.
Je l’imagine recevoir mon message, voir « larouquine » s’afficher et son impatience comblée devant tant de déclaration poétique.
On s’est encore revu, on s’est encore fait l’amour, on s’est encore observé du coin de l’œil, on a encore profité de quelques silences agréables, de ces silences utiles, pour ne pas balancer de paroles inutiles… Futile. Un après-midi shopping un dîner au Mac Do et une nuit de sexe. Voilà à quoi s’est réduit notre week-end. Lorsque l’on est bien accompagné, pas besoins de déplacer des montagnes parfois, pas besoin de se dire mille et une chose clichés, pas besoin de se séduire, pas besoin.
Pas besoin de ça en moment moi, mais je n’y peux rien si ce garçon me plait bien.
Je le décris comme l’anti-sylvain par excellence. Famille classique (pour ne pas dire rigide) éducation catholique, bonne présentation, bonne élocution, lettré, réac’ en certains points, mystérieux et un poil misanthrope : il est tout ceci sans l’être car à côté il est complètement déjanté.
Une sorte de moi bis. Nos façades sont différentes mais nos fonds se rapprochent, et c’est ça qui m’accroche. Sur un fond de double-croche, on se découvre en musique. Chaque Weed End on repart tout deux avec un nouveau morceau nous permettant de nous rapprocher de l’autre. C’est cliché à souhait mais je ne souhaite pas que ca clash.
Je l’aime bien ce type. Il n’a rien d’un chouette type et c’est pour ça que je l’aime bien ce type.
Sans parler de notre alchimie sexuelle qui n’intéresse personne je pourrai faire des paragraphes entiers sur sa façon de me faire l’amour et de me baiser de « m’embrasser furieusement » etc.. Des paragraphes. Sur son épitaphe, on devrait écrire « C. l’homme égocentrique se servant bien de sa trique ». Ce serait classe. Classe comme lui.
Si j’étais un peu familière j’irais même jusqu'à dire que je le kiff (soyons fous).
Pour résumer ; j’ai passé un agréable Week end avec lui, je l’aime bien, je roucoule avec ce mec pas cool et j’en viens à faire des jeux de mots très limites…
30 septembre 2006
La grève est terminéééeee!!
Cela n'aura échappé à personne, j'avais dans mon dernier article, fais mon caprice de princesse pourrie gatée à qui on cède tout grâce à son joli regard (et un 95C ou D selon les marques).
En effet, j'avais décidé fermement de ne rien publier tant que je n'avais pas consommer du sexe avec un homme. Je me suis alors dit : "imagine ça t'arrive pas pendant un mois, t'auras l'air cruche avec ce genre de message et tu passeras pour un thon mal baisé (ou non baisé plus précisément)". Mais l'improbable s'est produit.
Hier je me trouvais donc à la blog party, évènement mondain dans la sphère blogosphérique ou nous nous sommes tous rué.
Fière de me faire reconnaître et aborder quelques fois, la soirée commence vraiment bien. Je ne vous dirai pas avec qui j'ai papoté, vous n'en avez rien à foutre et attendez la suite (ceci dit je suis très contente d'avoir discuté avec vous, lecteurs/bloggueurs).
Quand, tout à coup (le suspense c'est pas mon truc), alors que je ne m'y attendais pas, une jeune homme très joli garçon me demande "c'est bien toi -monprénom-?" J'acquiesce, il se présente, me dit que nous avons communiqué par mail , le problème étant qu'il porte un prénom que plusieurs maileurs possèdent, Corentin. Enfin je comprend qui c'est et la discussion s'enclenche.
Ce jeune homme est très intelligent et intéressant (normal il me lit), et notre conversation est très enrichissante.
Nous finissons par sortir, trop de monde trop de bruit,et nous allons boire un verre autre part. Sur les Champs Elysées, bondés le vendredi mais qu'importe.
Enfin, après avoir correctement fait connaissance, on se ballade, arrivons près de la place de la Concorde , nous embrassons.
Pour un peu plus d'intimité on se dirige vers ces petits "parcs" dans lesquels il y a des bancs de la pelouse et des buissons. Il fait nuit et c'est comme si nous étions seuls au milieu de Paris (non c'est pas vrai mais ça fait bien pour la description).
Corentin est vraiment un jeune homme très excitant et c'est tout naturellement que sur ce banc il me dégraffe mon soutien gorge et embrasse ma poitrine merveilleusement bien. Surexcitée je lui propose d'aller dans le petit buisson pour être encore plus tranquille. Il m'y suit, mes talons s'enfoncent, c'est de la terre humide, pas mon genre d'endroit favori. Mais poussée par la pulsion du moment, j'oublie que c'est dégueulasse et lui défait son pantalon.
Les préliminaires furent courts car, n'oublions pas que nous étions dans un lieu publique. Pour ne pas tacher mon haut blanc, je me tourne et lui propose de me prendre en levrette. Pas contrariant il s'exécute et là, hmmm j'avais oublié comme c'était bon. Ainsi nous couchons ensemble sur les Champs Elysées entre deux buissons et dans la terre humide. Grand moment!
Puis nous retournons chacun chez soi, avec l'envie de se revoir et le sourire au lèvres.
