13 mars 2008
R-X-Coeur
En faisant les comptes, je me suis rendu compte (ah ah) d’un truc. Déjà quand je dis faire les comptes c’est noter dans mon agenda un petit « X » à côté d’un rendez-vous qui s’est terminé comme je l’envisageais. Mon agenda, c’est un peu un journal intime minimaliste qu’il faut décoder. Genre y’a « X » pour la baise, un cœur pour quand c’est la première fois avec un mec avec lequel je sors (mon romantisme me perdra), un « R » pour règles, un « je t’aime » pour quand le mec me dit qu’il m’aime. Donc ça donne des trucs du genre :
- Mardi : « R » 16h : rdv chez le dentiste
- Mercredi : « R » : 14h : Rdv avec Amélie, 20h : Théâtre Marivaux
- Jeudi : 20h30 : Dîner avec Untel (et après je rajoute « X » ou pas) (et bien plus tard, si Untel devient mon mec je rajoute un petit cœur) (ça donne donc : « dîner avec Untel X <3’ )
Bon, on s’en fout. Je me suis aperçue qu’une semaine pas si lointaine il y avait trois X, avec trois mecs différents. Et je me suis demandé si c’était si courant que ça que de mettre trois X, sans forcément y prêter attention, en trouvant ça « normal », voire anodin. Je ne fais pas un concours de statistiques, loin de là, mais je me questionne simplement sur l’idée que je me fais du sexe. Si certain(e)s considèrent le sexe comme un don de soi, que nenni pour moi. Je n’ai pas l’impression qu’offrir mon corps soit un don particulier. Je n’ai pas l’impression que le corps humain soit tellement sacré qu’il faille attendre avant de passer à l’acte. Ou plutôt si, je le trouve si sacré que je me dis qu’il faut l’honorer, satisfaire son désir au moment où l’on en a envie. Que de toute façon, le désir vaincra toujours (ce salaud), et qu’attendre pour attendre n’est qu’une perte de temps sur le plaisir. Attention, je ne dis pas que je couche avec le premier venu, y’a quand même une charte qualitative à respecter, avec une marge d’erreur certes, je dis juste que quand un mec me plait, je succombe. Non en fait je ne « succombe » pas, je provoque le truc. Je ne pense pas que ça fasse de moi une fille facile. Ni une prédatrice. Ni une pute. Ni une fille paumée.
Quand un homme passe la difficile étape de la séduction, pourquoi me refuserais-je à lui ? Par principe ?
Évidemment que laisser passer quelques jours avant de faire l’amour peut avoir un côté hyper excitant (surtout quand on est habitué à faire tout, tout de suite), mais autant tester la marchandise direct.
Les sages me diront « patience petit padawan, le plaisir n’en sera que plus intense ». Et bien moi je n’y crois pas. La frustration accroît le désir, sans doute, mais certainement pas le plaisir. Et d’ailleurs, si je ne suis pas compatible avec le mec en question hein ? Et si je m’en fous puisque de toute façon j’ai décidé que ce ne serait qu’une nuit ou deux ?
J’ai une sacrée chance puisque j’ai de mon côté l’excuse de la jeunesse et un potentiel de fille plutôt baisable. Ça me fait des prétextes. Mais, dans dix ans si je suis célibataire, je suis presque sûre que j’aurai le même discours. En attendant, on me dit « aaaah les jeunes… » ou « aaaah les femmes de nos jours… ». Ça les rassure. Et c’est très bien comme ça.
(j’ai bien conscience qu’on ne peut pas résumer une telle pensée en quelques lignes, c’est plus un billet d’humeur qu’autre chose, merci de le prendre comme tel)
01 février 2008
J'ai une bite à la place du cerveau
Je me sens mec. Je n’en ai pas l’apparence et pourtant. Des tas de petits signaux de la vie quotidienne me font souvent réaliser qu’il y a dû avoir erreur sur le sexe (ou le cerveau) à ma naissance. Dieu s’est gourré.
1- Je dis aux mecs qu’ils sont beaux, charmants, jolis, mignons, canons ou sexy (si toute fois je le pense). À ce qui paraît les filles ne le font pas trop.
2- Les chatons ne me font quasi aucun effet. Oui c’est mignon. Point. Je préfère les fennecs.
3- Je ne sais pas cuisiner de bons petits plats. Ni coudre, ni préparer une jolie table. Loin d’être bonne à marier.
4- Je n’ai qu’un seul gommage. Pas de crème de jour ni de nuit, pas de masque, pas de crèmes hydratantes, exfoliantes, lissantes, anti-rides, anti-cellulites…
5- J’offre des fleurs aux hommes.
6- J’ai une DS. Et je joue à autre chose qu’à nintendogs (même si j’avoue que j’en ai un de chien, « Enculé » qu’il s’appelle). (bon sur ce point, je sais que la console est très utilisée par des filles)
7- J’évite le contact de l’homme avec lequel je viens de coucher. Le « câlin d’après » très peu pour moi, il relève plus de la corvée que du « bonheur d’être à deux ». On vient de se coller et de transpirer, on peut bien se lâcher cinq minutes non ?
8- Je n’aime pas les trucs à base de framboise, de cerise, de pêche ou de groseilles. Ni les fruits précédemment cités.
9- Je suis atteinte du syndrome « beau parleur » : compliments, promesses, regard lubrique romantique, limite je pourrais jouer de la guitare et chanter des ballades.
10- Je ne commande JAMAIS une salade au resto lors d’un rencard. Quelle idée ! En plus c’est chaud à manger une salade, on ouvre grand la bouche pour que toute la batavia rentre, parfois la vinaigrette saute ou pire, on a la bouche grasse après, non sans déconner les filles, c’est pas un bon choix stratégique.
11- Je ne pousse aucun cri hystérique devant Brad Pitt, Tom Cruise, Heath Ledger (hin hin hin) ou autre. Je me contente de dire « hmmmmm il est bandant ». Exception : Mika.
12- Je ne pousse aucun cri hystérique devant le vêtement d’une copine. J’ai peur qu’elle m'indique ou elle l’a acheté et de ne pas connaître la marque...
13- Je surfe sur des sites pornos.
Et vous, des erreurs de sexe à la naissance?
24 octobre 2007
Je couche avec des pauvres
C’est un fait. Le peu de mecs avec lesquels je sois restée plus de quelques jours étaient pauvres. Bon, pas pauvre au point de fumer du tabac à rouler, mais quand même.
Par exemple, aucun n’était en mesure de m’emmener en week-end sur un coup de tête sans économiser au préalable. D’ailleurs même sans économiser, aucun ne m’a emmené en week-end, maintenant que j’y pense. Ils étaient tous à découvert le 10 du mois les cons.
Je pense que je dois bien aimer ça. Je veux dire, j’aime l’argent comme n’importe quel être humain (sauf les communistes), mais visiblement pas au point d’en faire un critère de sélection. Ça doit me plaire de, parfois, devoir payer pour eux. De leur faire des cadeaux qu’eux ne pourraient pas m’offrir, je dois penser inconsciemment que ça me valorise.
Alors que ça doit être tellement chouette d’être avec un riche. Mais pas un riche radin attention ! Parce que mes mecs, ils avaient beau être pauvres, c’était tous de vrais généreux. Que ce soit financièrement ou humainement ils avaient le cœur sur la main. Parce que je hais la radinerie. En fait, c’est le défaut que j’exècre le plus. Qu’un mec soit bordélique, égoïste, méchant, torturé, infidèle, enfantin (quoique ça ce n’est pas vraiment un défaut), prétentieux passe encore, mais radin c’est juste insupportable. Je ne partage presque jamais une addition par exemple. Il va de soit que l’un ou l’autre paye. Ou bien le mec qui te sors « dis-moi l’autre jour je t’ai avancé 3 euros, tu me les rends quand ? » Aaaaaaaaah. Mais au secours. Sinon, ceux qui économisent. Ils ne savent pas pourquoi mais prétendent avec aplomb « qu’un jour, ça peut servir ». Je reste sceptique et continue à penser que l’argent est fait pour être dépensé.
Bref, je disais que je n’avais jamais été en couple avec un riche. Ça doit être agréable quand même, et je dis ça sans vénalité, mais avouons qu’avec l’argent on peut faire plus d’activités déjà. Et puis, le jour où je me marierai pour la première fois, je veux un truc de princesse hyper cul-cul, genre avec une calèche, des fleurs de lys partout et de la musique classique. Ainsi que 250 invités. Si je suis avec un pauvre, on fait comment pour le financer le mariage ? Se marier en jean « en petit comité » non merci.
En fait, il me faudrait une sorte de mécène… Je suis sûre que ça doit se trouver et sans virer pute de luxe.
10 octobre 2007
L'homme de ma vie
L’homme de ma vie vit ses vices avec envie,
Tant que ses vices ne sévissent pas
L’homme de ma vie n’a surtout pas d’avis sur tout
Il est fan de quelque chose d’intellectuel, que lui seul connaît ou presque.
Il est un peu artiste, mais pas rêveur,
Cynique mais pas blasé
Il me possède sexuellement mais pas affectivement,
Il comprend que j’aime séduire et que je le ferai toute ma vie, consciemment ou non.
Il pue le sexe
L’homme de ma vie adore les clichés mais n’en dit jamais
L’homme de ma vie a plein de petits secrets honteux
L’homme de ma vie pleure
L’homme de ma vie et moi nous divorcerons,
Et je trouverai un nouvel homme de ma vie,
L’homme de ma vie ne sera pas communiste
D’ailleurs il n’est jamais vraiment intéressé par la politique,
Il est un peu con parfois aussi
Mais en fait, de tout ça j’en n’ai rien à foutre. L’homme de ma vie, c’est juste celui qui saura comprendre ma complexité mais surtout, surtout, fera mine de ne rien savoir.
Oui, je crois aux princes charmants. Car j’en aurai plusieurs.
Et toi, elle est comment la personne de tes rêves?
PS: Je n'accepterai aucunes insultes, pierres, méchancetés ou coups de fouets pour être gnangnan à ce point dans cet article. Je le vis assez mal comme ça.
02 juillet 2007
Dis moi comment tu baises...
Bon. C’est pas comme si j’avais des milliers d’amants cachés dans tous les coins de mon cerveau et qu’il faille que je le raconte, non en fait c’est juste le manque. J’avoue avoir été assez longuette avant d’écrire quelque chose.
Café avec Lili. On parle ex et futurs mecs, on casse les ex, tout en rêvant sur les futurs (pour elle surtout) et l’on parle technique de drague. Oui parce que j’ai une technique bien rôdé pour emballer l’homme. En partant de l’hypothèse que mon physique ne lui plait pas particulièrement au départ, j’ai développé un sens trop peu répandu chez mes congénères féminins : la tchatche. En général, c’est l’homme qui tchatche laissant la femme dans une séduction passive et un peu facile. Et quand un homme nous plaît mais qu’il ne vient pas vers nous on fait comment ? Ben on va le voir tiens donc. En fait, je ne vais pas détailler ma super technique mais en gros, si les femmes sont peu réceptives aux flatteries, les hommes le sont à fond. Flattez-en un, il se dira que vous êtes la femme parfaite puisque vous avez réussi à déceler des qualités qu’il n’avait même pas soupçonnées. Ou alors le fameux « je te trouve vraiment différent des autres… Tu as dû vivre des choses pas évidentes pour en arriver là » , et ça, ça marche forcément. Si vous le dites avec la bouche en cœur et un décolleté, autrement, vous deviendrez la bonne vieille copine confidente. Beurk. Je ne sais plus qui (peut être Lili d’ailleurs) disait que j’étais une sorte de baratineur féminin. J’aimais assez l’idée. Et cette technique est hyper efficace, elle a toujours su faire ses preuves de mon côté. Peut-être parce que je lui plaisais à la base, peut être parce qu’une femme draguant un homme, c’est rare alors même si celle-ci débite des conneries ça plaira, ou peut être parce que c’est une méthode pertinente. Qu’importe.
Je parlais à Lili d’un homme que dans le temps j’avais eu beaucoup de mal à cerner, était-il attiré par moi ou non ? Il le semblait, mais ne le manifestait pas vraiment, j’avais eu du mal à savoir si j’avais le feu vert pour l’embrasser et plus si affinités bien sûr. En fait, il ne me plaisait pas à mort, c’est juste qu’il FALLAIT que je l’ai pour le comprendre. Ca me rendait malade. Tous mes stratagèmes diaboliques fonctionnaient mais je ne réussissais pas à le mettre dans mon lit. Évidemment j’aurai pu lui dire clairement, mais sa timidité me bloquait. Je voulais faire l’amour avec lui pour savoir qui il était en fait. C’est ce que je disais à Lili, on peut séduire, rire, se mettre en valeur, même mentir, on peut baratiner, on peut se confier et être confident, on ne saura pas vraiment qui est l’autre tant que l’on aura pas vu son regard pendant le sexe. Là on ne peut pas vraiment mentir. Certes, on peut simuler, donner beaucoup (trop), faire en sorte de ne pas se mettre dans telle ou telle position qu’on juge non avantageuse, mais l’attitude générale ne trahit pas.
« Dis- moi comment tu baises, je te dirais qui tu es ». C’est vraiment ça. Et ma révélation du jour c’est que si j’ai autant besoin de séduire, autant besoin de baiser avec des hommes différents, c’est parce que je veux les connaître ! Si j’avais un super pouvoir ce serait de lire dans les pensées des gens, et en un sens, lorsque je baise, je peux déchiffrer leurs pensées. Bon cet argument passe après celui du plaisir immédiat et blablaba de « profiter chaque jour et de s’amuser parce que la vie est trop courte ».
À part ça : j’ai revu Sylvain ! Oui oui… Le Sylvain qui m’a hanté pendant bien des mois. J’ai bu un verre « amical » avec lui. Je lui en veux toujours de la souffrance qu’il m’a fait subir (même si j’y suis aussi pour quelque chose) et de tout le bordel qui a sévi pendant et après son passage dans ma vie, mais voilà, j’avais envie de papoter avec lui. De tout et de rien. De nous et du reste. « Nous » n’existant plus depuis très très longtemps, j’ai pu lui dire des choses que je n’avais pas pu dire avant. Des choses pas vraiment gentilles mais qu’il a su prendre avec recul. Il est loin le temps de Sylvain. Le revoir m’a un peu chamboulé, pourquoi donc ai-je laissé une chance de me voir à ce connard fini ? Juste parce que je l’ai aimé sans doute.
Sinon avec Corentin ça va. En fait, je ne parle pas souvent de lui à mes amis, car je ne vois pas trop ce qu’on peut raconter sur son mec si on est avec et que ça va. Je l’aime, il m’aime, on va pas se voir pendant un mois (plus que trois semaines) ça va être trèèèèèès long pour plusieurs raisons…
Enfin, dernière nouvelle. Cette année, j’ai passé mon bac en candidat libre, tout en faisant une école de communication. J’avais décidé de quitter les bancs du lycée et mes charmants camarades lycéens pour me demerder seule comme une grande. Ben ça a pas loupé, je l’ai eu ( à 20 ans il était temps) ! Sentiment de fierté même si ce n’est qu’un examen.
Bonne journée à tous !
04 janvier 2007
Oh! Elle a un bon fond après tout...
Je suis insupportable. Enfin Larouquine qui est en moi est insupportable. C’est la facette démon de ma personnalité. Je suis élitiste, snob, méprisante, il m’est arrivé de faire des dîners de cons et de m’y éclater sans le moindre scrupule, il m’est arrivé de draguer l’indraguable, de faire des mesquineries en tout genre, de séduire pour mieux haïr, de me réjouir du malheur des gens, de le provoquer (pas vraiment volontairement) parfois même, de mentir ou d’arranger la vérité, de mépriser mes concitoyens et j’en passe.
Je suis si facile à détester !
Rien que d’écrire cette phrase est détestable. Parce qu’être antipathique, c’est à la mode. Plus tu es détestable, plus ta personnalité est remarquable. On est en quelque sorte dans l’ère Houellebecq. Mais me concernant, c’est bien plus insidieux… Je suis chaleureuse comme pas deux, aimable et aimante, craquante et croquante. Lors d’une discussion je disais à un ami que si j’étais chaleureuse, « c’est pour mieux te manger mon enfant ». Oh, je ne fais pas grande hypocrite de bas étage non, non, je suis en société, formidable de simplicité et de modestie.
Bref, insupportable quoi.
Bon.
Mais ces dernières semaines, et même ces dernières années en fait, je m’intéresse à ce qu’il se passe dans la tête de mon entourage. Je parviens à le faire parler de lui, de son être profond, de ses doutes et de ses problèmes. Pas dans un but malsain bien sûr, j’ai ce « don » qui consiste à ce que les gens se confient. Les personnes que je rencontre, m’accordent naturellement leur confiance. Le pire ? c’est qu’ils peuvent ! Tout cela pour en venir au constat suivant qui m’écorche la bouche et m’irrite parfaitement : je suis « gentille », oui « gentille ». J’aime aller au plus profond de mon interlocuteur, détecter ses travers, le cerner pas à pas, apprendre à l’aimer et à l’aider. J’ai toujours été comme ça. D’ailleurs en dépit de ce que je peux raconter ici, il n’est pas rare que je reçoive des mails demandant des conseils sexuels ou sentimentaux, ou même de simples confidences de lecteurs qui se murent auprès de leur entourage et qui ne veulent que se défouler…
Fais chier.
Moi j’aurais bien voulu être vraiment méchante.
Je me rassure en me disant que je le suis avec les gens que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître, les inconnus dont je me moque dans la rue, les gens que je n’aime pas et qui généralement ne m’aiment pas en retour…
Mais, je suis gentille.
Fais chier.
02 janvier 2007
Grosse bite (ou l'art de faire un titre racoleur n'ayant aucun lien avec le sujet et qui en plus est très long)
Aaaah, je vais pouvoir me remettre à blogguer parce que c'est trop la honte d'écrire pendant les fêtes et de laisser des commentaires, ça fait la fille qui n'a pas de vie et comme je fais très attention à mon image, je ne pouvais me le permettre.
Non je ne vous souhaiterai pas une bonne année. Pas par impolitesse ou par frustration, simplement je n’en vois pas l’intérêt. Merci quand même à ceux qui ont pensé à moi lors de leurs envois de sms groupés (point de rancune dans cette phrase, uniquement de la lucidité).
À la manière du lapin dans Alice aux pays des merveilles qui célèbre les non anniversaires je ne vous souhaite pas une bonne année. C’est In comme concept. Puis ça fait rebelle, et moi je suis un vrai blouson noir. (ceux qui m’ont déjà vu doivent se marrer en lisant ça).
Je vais même vous épargner les diverses interprétations que l’on fait de 2007 l’année de la branlette, sucette, levrette…
Étant donné que je suis bonne, je vais même vous épargner les positions de mon nouvel an passé avec mon Corentin Chéri et les dvd sombres qu’on s’est maté.
On aime bien le glauque nous, que dis-je, on adore !
C’est un peu sous son influence que j’ai pris conscience de mon amour pour la culture glauque (quand je dis culture, j’entends : film glauque, bouquin glauque, lieu glauque etc.). Ma bonne résolution, comme vous avez pu le constater est ainsi de passer première en recherche google sur le mot « glauque » : on a de l’ambition ou pas.
Ces histoires de nouvel an et de glauquitude combinées nous donne le sujet de ma réflexion du jour. Que je tire de Corentin encore une fois.
-Il y a une vague d’austérité qui s’étend sur les gens, on ne fête plus le nouvel an, bientôt on fera plus l’amour par concept.
-...
-Non mais ce n’est pas un moyen de te dire que je ne veux plus te faire l’amour voyons !
-Tant mieux.
Ce petit dialogue illustre ma pensée du jour que je partage avec lui. Aujourd’hui, la fête à tout prix, et surtout aux prix élevées n’est plus hype. On préfèrera la « soirée entre amis dans un bar (glauque) » aux fêtes imposées ou l’alcool coule à flot (d’ailleurs Orange l’a bien compris avec leur teasing sur le rentring). De la même manière on ne sort plus le week-end mais la semaine. Personnellement, voilà quelques mois que je passe mes samedis soirs chez moi, et que je sors le jeudi. Ou encore, on constate que les bars à écrans plasmas passant fashion tv et Bob Sinclar à fond plongés dans l’obscurité se vident au profit des cafés typiquement parisiens et autres endroits calmes.
Du moins chez les bobos.
La mode, c’est donc d’être blasé, d’écrire seule dans un café jusqu’à pas d’heure, d’être associable et antipathique et de faire du cynisme un art de vivre.
J’aime bien cette nouvelle vague d’austérité moi, elle est chic et pas cher, socialement intéressante, et convient bien à la fille sombre que je suis (cf. dernier article), en clair je m’y retrouve.
Cet article demeurera inachevé car une envie de dormir m’a bondi dessus. De plus, j'ai mal à la tête, j'ai trop réfléchis.
06 décembre 2006
Son God ne vaut pas mon gode
Lorsque j’ai eu Corentin au téléphone hier, la masturbation n’étant pas le sujet principal de nos conversations, nous avons débattu au sujet de la religion. Hum. Pour résumé, il est croyant et moi athée voire anticlérical parfois (notamment quand on remet en cause le Téléthon). Et le sujet a malheureusement tendance à me révolter. Je trouve la religion très saine à la base, mais je suis outrée de ce que certains hommes en fond. Ma pensée se résume à ça dans les grandes largeurs. Alors, lorsque le sujet tombe, (et ce n’est pas si rare), je m’emporte un peu, lui un peu moins et l’on ne tombe jamais d’accord. C’est logique, il croit en des valeurs qui à mes yeux n’existent pas.
J’ai fini par lui demander de cesser de parler de ça car c’est un sujet qui nous sépare, inutile d’enfoncer le couteau. Et finalement en réfléchissant, je me disais que ce qui n’est pas si grave aujourd’hui le sera peut-être demain. Le fait « d’adhérer » à une religion donne une vision totalement différente de la vie, explique l’inexplicable, pardonne l’impardonnable, sublime le plus banal. Peut-on vivre une histoire d’amour avec quelqu’un de différent de nous en ce point ? Certainement. Mais pour combien de temps ? C’est le même problème que pour la politique à mon sens, quelqu’un d’un bord opposé au nôtre sera révélateur d’une personnalité bien différente. Je sais bien que « les contraires s’attirent » et qu’on se « complémente » ; mais tout ceci n’est-il pas voué à l’échec à cause de ça ? J’espère que non évidemment, mais la question se pose légitimement.
Mais cela me fait du bien de me prendre un peu la tête là-dessus, ça prouve que je l’aime beaucoup mon Corentin, car, hormis ce détail de taille, il me convient très bien sur tous les plans.
22 novembre 2006
Politique et Sodomie
La dernière fois je vous disais combien il était chiant de parler boulot. Mais je nuançais en disant que j'aime quelques blogs qui en parlent.
Aujourd'hui, le coup de gueule va porter sur... : La politique! J'aime beaucoup m'intéresser à la politique, bien que ce soit laborieux et sombre, c'est un domaine extrêmement intéressant. Mais en ce moment, sur les blogs, TOUT les bloggueurs rédigent un article sur Ségo ou Sarko, au choix. C'est hyper lourd. C'est vraiment l'article de , quand on n’a rien à dire en plus ça fait 50 commentaires d'un coup. C'est de la prostitution aux commentaires. "Mais non Rouquine, moi la politique c'est ma vie et je vois pas pourquoi je parlerai pas d'un sujet qui me tracasse alors j'estime pouvoir en parler librement" Mais on s'en branle du bord politique du bloggueur! (Sauf sur les blogs politiques) On clique sur le lien d'un blog dont on sait l'humour ravageur, et paf! article politique! M'énerve ça! Moi ce qui m'intéresse c'est les histoires de langues, de fesses, d'amours même, les anecdotes honteuses, les tracas, les névroses, mais pas ce que tu vas mettre dans l'urne. "Ouais mais attend Rouquine, t'es une gamine, c'est hyper important la politique quoi, puis faut arrêter on ne peut pas non plus parler tout le temps de cul!" La politique est importante oui, en parler aussi, entre amis, en famille (à éviter néanmoins), en couple, en cours pour certains étudiants etc.. Mais pas sur les blogs pas initialement destinés à ça! Quand on me promet "la vie d'une célibataire à Paris", je ne vise personnes, tout le monde a ça comme titre d'accroche de toute façon, je me fiche de savoir si ladite celib' est outrée par les mots de Sarko ou la montée démoniaque de Ségo.
Je suis à ce sujet persuadée que le net va jouer une importance capitale dans les votes de 2007.
Ah merde, je m'y mets aussi.
Bon.
Ceci n'était qu'une légère remarque.
Je vais m'exprimer sur la sodomie (bien que parler Ségo ou Sarko serait déjà de la sodomie tant ils nous enculent diraient les jeunes communistes révolutionnaires).
Quand j'étais une jeune femme nouvellement sexuée, (traduction: quand cela ne faisait que quelques semaines que je me faisais sauter), j'ai eu une expérience très peu concluante de sodomie. Un mec qui m'avait prise pour une naïve, ce que j'étais, et qui en avait profité pour me prendre par tout les trous de manière peu scrupuleuse...
Ainsi, mon inconscient a dû ranger la sodomie dans la case "Rejet" de mon cerveau.
J'ai bien tenté une ou deux fois, c'était parfois même plutôt très bon, mais constamment, j'ai cette impression de viol de mon intimité, d'irrespect.
Etonnant quand on sait que j'adore être soumise, presque réduite à l'état d'objet sexuel.
Mais pour me faire enculer, je suis nettement plus farouche...
Question de souvenirs.
Je l'accepte, et n'essaye pas forcément d'aller contre cette appréhension, c'est le seul reste de conséquences directes sur ma sexualité que cette période traumatisante a laissée.
Je me dis qu’avec le temps, ça passera.
J’aurai bien aimé finir sur une note plus légère mais, impossible, l’inspiration ne me vient pas. Tant pis, demain promis.
08 novembre 2006
Fermeture
Bon ben... On approche sûrement de la fin. Ma famille connaît l'existence du blog, et son contenu, il ne reste plus qu'à attendre de savoir s'ils retrouvent l'adresse ou pas.
