Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

13 septembre 2007

Martin le baiseur de chaudasses

J’ai un voisin, Thibault, qui est aussi mon ami. De temps en temps, je monte chez lui prendre un thé et l’on se raconte nos histoires. Il ne s’est jamais rien passé avec lui et il ne se passera jamais rien, un ami on a dit.
Il y a trois semaines environ, Thibault accueille l’un de ses amis pour quelques jours. Donc je bois le thé en compagnie des deux mecs. Le pote, c’est un peu le mec qui se fait le plus de meufs possible, toujours à l’affût d’un nouveau cul à bouriner. Il m’amuse. On parle de sexe et le mec raconte qu’il n’embrasse pas les coups d’un soir. Diantre ?! Comment autant de goujaterie peut encore exister ? Il surenchérit en évoquant le fait qu’après la baise, il est assez aimable pour la raccompagner chez elle, il pourrait être salop et simplement lui dire de partir. Un peu hallucinée par ses propos, quoique pas révoltée pour un sous (il tire de la chaudasse de boîte de nuit, des êtres humains pour lesquels je n’ai aucun égard ni pitié). Mais quand même.
Ça me donne envie de le défier.
Pas qu’il m’attire particulièrement, ni même que son côté macho lui donne un sex-appeal fou (je ne suis pas très sensible aux dragueurs de pouffes) mais j’ai envie de le défier.

Thibault part en vacances et laisse son appartement à l’ami en question à qui je dis que s’il a le moindre problème, ou autre, il sait où sonner. J’apprends que celui-ci demande mon numéro à notre ami commun. Un jour alors que je me ballade dans le quartier où il est serveur, je passe lui dire bonjour. Visiblement ravi de son petit effet auprès de ses collègues genre « t’as vu y’a des meufs qui viennent me voir » il m’appelle le soir même et nous concluons de nous retrouver vers 1 heure, après nos soirées respectives. Je bois du vin de mon côté avec deux amis, alors qu’il s’enquille whisky sur whisky du sien. Même ce qu’il boit est old school.
On se retrouve, on boit un verre chez Thibault, on se met dans le canapé avec un Dvd (technique peut subtile du mec ne sachant pas vraiment comment trouver un prétexte pour m’embrasser)(si toutefois j’ai l’immense privilège qu’il m’embrasse). Il m’embrasse et s’embrase. On se chauffe, je me rappelle plus bien ce qu’il se passe comme préliminaires, je cherche une capote, il en a pas. Alors non seulement ça se tape de la pouffe qui va de lits en lits, et de bites en bites, mais en plus, ça n’a pas de quoi protéger Popol. Je me suis servie de ma dernière l’avant-veille et on se retrouve comme deux cons. Un sac de fille étant ce qu’il est, je trouve au fond du mien une vieille capote promotionnelle effet « ne surtout pas sentir le sexe de l’autre mais le latex avant tout durant le rapport ». Il l’enfile, m’enfile (oui c’était facile on sait). C’est pas que c’est nul ou quoi hein, mais je suis pas dedans. C’est dur à expliquer, déjà j’aime pas l’idée d’être chez Thibault je trouve que c’est lui manquer de respect grave, mais en plus, j’entre dans le tableau de chasse entre Jennifer la brune à mèches rouges et talons bouts pointus, et Yasmina la blonde à racines brunes et bottes en sky.
Et ça c’est non.
Malgré tout j’ai une bonne montée de plaisir à un moment.
Il me prend en levrette, mais s’arrête au bout d’un très court laps de temps et me dit « excuse moi mais j’ai trop envie de pisser ». Bandant hein ! Mais bon, ça m’est déjà arrivé d’arrêter pour la même raison, puis il a bu et pas qu’un peu. Il s’éclipse donc aux toilettes.

Et là je passe par trois phases :
1) Grouille toi mec, je suis pas le genre qu’on fait attendre.
2) Mais qu’est ce que je fous là, je me barre sans rien lui dire
3) Bon je me rhabille et je lui dis quand même au revoir.

Phase numéro 3 adoptée, j’enfile ma robe, mets mon sac, prends mes chaussures dans la main (j’habite trois étages plus bas) et attends quelques bonnes minutes qu’il ressorte des chiottes.

-    Putain c’est trop chaud de pisser quand on bande j’ai galéré ! s’exclame t-il, toujours aussi élégant.
-    Bon, ben moi j’y vais hein… Annonçai je d’un ton nonchalant et faussement fatigué.
-     ??!! Répliqua t-il avec répartie
-    Ben oui quoi, moi c’est bon j’ai un peu pris mon pied, je me casse.
-    Ok… Tu veux pas dormir là ? (vous noterez que j’ai réussi à être embrassée et à avoir la possibilité de dormir avec !)
-    Non, je préfère dormir seule.

Je lui offre un dernier  pauvre smack pourri et je pars.
Fière.
Ayant accompli ma mission de « toi aussi baise  un salop ».

Je n’ai bien sûr pas eu la moindre nouvelle.

Épilogue :
Au retour de Thibault, je lui demande « il m’en veut pas trop ton pote au fait ? ».
Étonné de ma question, il me demande de quoi pourrait bien m’en vouloir son ami. Immédiatement je pense « hmmm il a du dire : « Me suis fait Larouquine » sans plus de détails » Mais non. Le bougre n’a RIEN dit. Je raconte toute l’histoire, il s’esclaffe en me disant « bravo! tu l’as bien niqué là ! Mais tu sais, il me le racontera certainement pas en plus ». J’en ai joui de satisfaction tellement je l’avais ridiculisé au point que même à son très bon ami, il n’ose pas le dire.

Larouquine, héroïne d’une nuit.

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10 septembre 2007

Je me tape un geek

C’est le genre à posséder une gamecube (il me souffle d’ailleurs que l’on dit « un » gamecube), une Wii, deux Nintendo DS, des mangas, deux blog et à traîner sur Lafraise. Pas trop mon type quoi. Rencontré lors d’une soirée pour geek (oui je fréquente ce genre de lieux de débauche parfois) en compagnie de Pénélope.
Il aime les films genre sensationnels américains avec histoire d’amour et bonnasse au scénar’. Il fait des jeux de mots tirés pas les cheveux. Du genre :

Moi : Attends, elle s’est pas laissée faire !
Lui : Ah ! Je croyais qu’elle était Bouygues !

Il rêve d’aller au Japon, télécharge des séries télés à la pelle (dont Les Frères Scott, suffisamment ridicule pour être noté) et refuse de regarder Plus Belle La Vie avec moi. Une partie de lui restera ado à tout jamais.
Dis comme ça, il passe un peu pour un no-life. Mais il a des amis. Même des ex. Des gens qu’il connaît « IRL », si si. Et puis, c’est marrant de se faire un geek Bien heureusement, sexuellement ses tics informatiques disparaissent. C’est que j’ai eu peur moi qu’il me sorte « tu veux te prendre mon gros joystick ? » ou bien « on s’emboîte aussi bien que deux pièces de Tétris », ou encore « viens là que je te double clique la souris » ».
Mais non.
Il privilégie les "tu suces comme une DS" et autres compliments. Malgré tout, il y a bien un détail sur lequel il est sexuellement robotisé. Il est capable de me sauter six fois d’affilés avec le temps d’une clope entre chaque rapport. Comprends pas. On dirait que sa bite se met en mode « chargement » comme dans les jeux vidéos, et une fois que la jauge est pleine (très rapidement donc) il est opérationnel. Etonnant... Dans la vie, il est comme Mario, gentil et serviable et au lit il devient Bowser le méchant bourrin. Ce qui, évidemment, m’excite comme une Princess Bitch.

Il renifle mes cheveux, les caresse et se met à bander immédiatement. Puis, il n’hésite pas à me les tirer quand à quatre pattes devant lui je suis agenouillée. Il me dit des choses hyper porno aussi. Il me possède complètement pendant le sexe. J’ai l’impression d’être sa chiennasse et j’adore ça. Quand on baise c’est torridement indécent. Le voisin a même déposé une charmante lettre disant en substance « merci d’arrêter de discuter jusqu’à pas d’heure et pour LE RESTE, merci d’être discret, nous nous passons de vos gémissements sans aucun problème ». Hilarant.

Pour résumer cette présentation absolument pas du tout  à la hauteur du mec, à qui d’ailleurs il faudrait que je trouve un nom, je passe de bons moments, simples et légers, et j’adore ça.

PS : A l’attention de mes nombreux fans : excusez mon absence pendant ces derniers jours mais je vous réserve 2/3 articles pour les jours à venir.



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17 août 2007

Lose, sexe et amitié (ou comment décrire en trois mots la vie de tout jeune normalement constitué)

Nous sommes en fin de semaine, et je n'ai toujours pas la réponse à la question Benjamin est il gay? Une hypothèse pas con m'a été soumise, c'est qu'il serait bi. C'est vrai quoi, les bi c'est un peu les mal-aimés de la population, ils ont le cul entre deux chaises, on est quasi-sûr qu'ils nous tromperont avec l'autre sexe. Moi un bi ça me dérangerait pas. Ça me plairait plutôt même à vrai dire. Bref. Nous avons parlé couple, fidélité, sexe, amour, trahison et j'aime même demandé "t'es célibataire toi?" ce à quoi il a répondu "ouais je préfère"... Je l'ai donc définitivement rangé dans la case gay, s'il est hétéro (ou bi donc) ce sera une bonne surprise, sinon ce sera un bon copain.

Entre Benjamin et l'ex star académicien (dont je n'ai pas eu de nouvelles) je passe un peu pour une loseuse sentimentale là. Mais c'est qu'il y a un truc que je n'ai pas dit.

Récemment, j'ai couché avec un pote. Un vrai. Un dur. Je l'ai toujours trouvé mignon, sans qu'il y ai une attirance vraiment forte, j'étais de toute façon en couple, la question ne se posait donc pas. Mais là, une chose en entraînant une autre, un baiser entraînant une érection, nous avons craqué. C'était très sympa, une petite levrette bestiale qui a causé un retard prodigieux le lendemain au boulot. Mais je me suis dit après (bon) coup que, s'il est fréquent que je devienne amie avec mes plans culs, il est nettement plus rare qu'un ami devienne plan cul. Et c'est vraiment bizarre en fait, de coucher avec un pote. Je ne pense vraiment pas que ça ait entamé notre relation, je ne regrette rien, ça devait se faire, au moins maintenant on peut être vraiment copain/copine sans qu'un désir ardent vienne se mêler à notre amitié.

Et pourtant, si l'expérience est à refaire avec un autre, je pense que j'essayerai de faire passer mon désir après l'amitié. Parce que même si ça n'a rien changé, ça m'a angoissée un jour ou deux à base de "et si on ne se rappelait plus jamais" et je sais pas si trois allers retours bien placés, avec une cadence parfaite, une sensualité débordante, de la sueur, des gémissements, et un orgasme valent vraiment le coup de prendre le rique que... Non rien, en fait ça vaut putain le coup.

EDIT: Il est bien gay, avec une tendance bi (genre il préfère largement les mecs mais une meuf de temps en temps ça lui plait bien). Finalement la conversation est venu en parlant... de porno gay.

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19 juillet 2007

L'amant de mes fantasmes

C’était étrange. À personnes étranges, situations étranges. Mais disons qu’avec lui, j’avais envie de réaliser tous mes fantasmes ainsi que tous les siens. L’amant dans toute sa splendeur quoi. Ce n’était pas qu’il connaissait toutes les techniques infaillibles pour faire jouir une femme en 10 leçons, bien que faire l’amour avec lui était vraiment jouissif, c’est simplement qu’il m’inspirait. Il m’inspirait confiance d’abord, mais plus que tout, il était une sorte de muse sexuelle.
J’adorais lui faire des compliments (en général j’aime beaucoup ça, c’est gratuit et ça fait plaisir). Lui semblait modeste « arrête ! on dirait que je suis exceptionnel à t’écouter ». « Mais tu l’es ! ». Ce n’était pas de l’amour que j’éprouvais pour lui bien heureusement, c’était une fascination exacerbée. Je lui ai dit mon fantasme. Je le dis pas à beaucoup de monde mon vrai fantasme profond, parce qu’un fantasme, par définition, on a consciemment du mal à l’assumer. Mais avec lui rien ne me dérangeait. Lui aussi m’a dit le sien. Ces idées malsaines qu’on venait de partager nous rapprochaient encore plus.
C’était étrange.
C’était un mec assez impénétrable, mais moi, je sentais que je pénétrais un peu son monde. Peut-être parce qu’il me laissait faire, ou peut être parce que nos mondes n’étaient pas si différents. En tout cas, je connais son regard durant le sexe par cœur, même si nous n’avons pas fait l’amour plus d’une dizaine de fois. Il avait un sourire, ou plutôt un rictus, et il observait la danse de nos corps avec une concentration presque obsessionnelle. Je me disais que peut être il aimait faire l’amour juste pour voir mon corps onduler sous les saccades du sien. C’est de ses doigts dont il se servait le mieux. On aurait dit que ma chatte était faite pour ses doigts. Je lui ai dit en plaisantant entre deux soupirs « mais t’as un gps à point g ou quoi ? » (et à ce moment du récit il se reconnaît…). Ça l’avait amusé, un peu déconcentré, un peu déconcerté. Il était capable de la plus grande froideur et la plus grande ignorance, comme de la plus grande tendresse et le plus vif intérêt. Un mec bizarre quoi.
J’aimais assez la douceur de sa bite (ainsi que sa largeur soyons honnête) et l’odeur de son corps. Un spécimen rare ce type. Si j’avais été amoureuse de lui j’en aurais crevé de malheur car en dépit de ses nombreuses qualités qu’il prenait soin de cacher au commun des mortels,ce garçon était rongé par la névrose. Je n’étais pas son amie non plus. C’était juste complexe quoi. Et c’est cette simple complexité qui nous unissait.
J’imaginais parfois son sperme dans ma bouche, la transpiration de nos ébats et la moiteur de nos esprits, ses mains claquant mes fesses frénétiquement, des annulingus et des sodomies violentes, de la baise de film porno.
Ma conclusion le concernant, fut que si c’était si spécial avec ce garçon, c’était simplement qu’il faisait partie des rares à avoir pénétré mon imagination. C'était il y a un mois.

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19 mars 2007

Le goût du sperme et de la mouille

Il y a quelques mois, après avoir taillé une pipe à un partenaire sexuel, il éjacule et j’avale. Jusque-là rien de plus banal. Sauf que. Sauf qu’à la base je suis pas une fan absolue du goût du sperme, en revanche, je le redis j’adore qu’on m’éjacule sur le corps (sauf le visage à cause d’une expérience de sperme dans l’œil qui m’a traumatisée tant ça m’avait brûlée). Le sperme donc, quand il coule dans ma bouche il est fréquent que je le recrache ou que je l’avale en grimaçant. Mais avec ce partenaire que nous nommerons EJ (pour éjaculateur buccal) c’était différent.
Il gicle donc, j’avale et déclare :
- Oh ben je te le refais quand tu veux, ton sperme n’a aucun goût !
- Ah bon ?! Tu m’intrigues là…

En réalité, je devais être intriguée tout autant que lui. Un sperme si peu amer, sucré, râpeux… C’était du pain béni. De plus il n’était ni trop opaque, ni trop liquide, bref un vrai breuvage charmant. À son étonnement je lui réponds :
-    Tu n’as jamais goûté ton sperme ?
-    Non…
-    Sérieux ?!
-    Oui...

Ma question n’était peut-être pas si anodine finalement.

-    Mais moi j’ai déjà goûté ma mouille…
-    Ouais mais vous c’est pas pareil, forcément quand vous vous caressez, vous avez les doigts humides...
-    Ouais mais vous vous pouvez  toujours en essuyer avec le doigt et goûter…

Bref. EJ n’avait jamais fait ça. Pour moi c’est comme prétendre qu’on a jamais mesuré la taille de son sexe, complètement inimaginable. Mais sympa, je lui offre le bénéfice du doute.

Suis-je la seule à avoir goûter mon divin nectar ? (« divin nectar » me fait rire toute seule).
C’est juste tabou comme question, parce que ça fait gros dégueulasse d’avoir pu laper une substance créée par notre corps. Comme la transpiration par exemple, personne ne goûte sa transpiration (bon euh ça j’ai jamais goûté) parce que ce que nous sécrétons n’est pas fait pour aller dans la bouche. Du moins pas dans la nôtre. Et EJ, depuis, je suis certaine qu’il l’a goûtée, sa semence. 

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15 mars 2007

Gémissements et mots cochons

J’ai lu les Monologues du Vagin aujourd’hui. J’avais envie de le lire depuis longtemps et je dois trouver une scène à jouer pour une audition. J’hésite encore, c’est peut-être un peu trop trash, mais c’est délicieusement écrit et réfléchit. Très bonne lecture, empruntez le (12 euros sinon).

Eve Ensler (l’auteure – féministe doit dit en passant)   défend dedans le fait que « vagin » est un mot qu’il faut légaliser dans notre langage. Elle dit que comme ça, il est  moche ce mot, « vagin ». Mais quand on englobe tout ce qu’il comporte il devient passionnant, presque vivant.

Je n’ai jamais eu de mal à dire le mot « vagin », ni « chatte ». En revanche je ne suis jamais parvenue à le nommé « minou », « minette », « zezette » ou encore, le pire selon moi, « foufoune ». Beurk. Foufoune quoi. Je n’ai jamais eu de mal non  plus à dire « pénis » « queue » et « bite »  cela dit.
Je n’ai pas peur des mots (note pour moi-même : j’ai deux fois écrit « je n’ai pas peur des morts » : le dire à ma psy). D’ailleurs je ne pense pas que ceux-ci soient vulgaires. Familiers voire argotiques peut être. Mais osons appeler une chatte une chatte bon sang. Quand nous sommes au lit, et que nous faisons part à l’autre combien ce qu’il nous fait est bon  ne dit-on pas : « hmm ce que j’aime ta bite » ou encore « ta chatte est remarquablement douce » ? Je m’imagine difficilement soupirer lors d’un cunnilingus : « j’ai envie de ton zizi» par peur des mots ! Et mon partenaire de répondre « moi aussi j’ai envie de ta zezette ». J’en ris toute seule tellement la scène semble grotesque. Mais cette manie de la parlotte (pas trop quand même hein on n’est pas là pour discuter non plus) durant la baise doit venir de mon amour pour les mots. Ou bien d’une sorte d’assurance que je me crée pour me persuader que c’est bon : en le disant c’est encore meilleur. Attention, ce n’est pas parce que je parle que ce n’est pas bon et que j’essaye de rendre l’acte meilleur, non c’est juste comme un gémissement, on est mieux quand on peut en pousser un, personnellement, c’est pareil pour les mots (en plus des gémissements cela va sans dire, je suis une rouquine toute option moi).

J’aime aussi les entendre. J’aime quand Corentin me fait part entre deux respirations haletantes de son excitation. Même, j’aime bien les petites insultes : si celles-ci peuvent être risibles, quand on est en totale confiance et dans un rapport très très chaud, elles ont des vertus aphrodisiaques je trouve…

Il m’est arrivé rarement qu’un rapport soit silencieux. C’est l’horreur. Bon généralement quand c’est l’horreur, je simule , le mec gicle et hop on se rhabille. Mais il m’est arrivé d’être silencieuse ou presque, donc. Et ben le coït discret, j’en suis sûre c’est pas mon truc. Je crois que nos organes vocaux doivent s’exprimer au même titre que nos organes génitaux.

SAUF quand on peut vraiment pas faire de bruit, là c’est en revanche ultra stimulant. Le week-end dernier, Corentin est arrivé et nous sommes directement allé au cinéma (voir Chronique d’un scandale c’est excellent d’ailleurs) au mk2 bibliothèque. En longeant le long couloir nous menant à la salle nous passons devant les toilettes. Je rentre dans ceux qui sont destinés aux femmes, et quelques secondes plus tard, je sors ma tête en entrouvrant la porte et le regarde coquinement : la voie est libre. Nous nous sommes enfermés dans l’un des toilettes et avons fait l’amour le plus silencieusement du monde, on se mordait les lèvres de plaisir et de retenue, on grimaçait pour ne pas laisser s’échapper ne serai-ce qu’un soupir. Dans ce cas-là, le silence est religieusement bon.

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15 février 2007

L'amour avec une fille

L’amour avec une fille c’est bien, mais c’est différent.
L’amour avec une fille c’est en quelques sortes se faire l’amour à soi-même, comme on aimerai que l’on nous le fasse. C’est humide, sensuel et doux. Ça peut être brutal, bestial, ,  anal, sentimental, animal, maléfique, mirifique, symbolique, électrique, sans la trique…
L’amour avec une fille, c’est caresser une tête chevelue qu’on a entre les cuisses, c’est sentir des doigts avec de jolis ongles entrer en vous, c’est sentir l’odeur féline féminine. C’est ne jamais s’arrêter pour cause d’éjaculation précoce. C’est s’amuser avec un gode, voire deux.
Ce sont des hanches auxquelles on s’accroche, des seins auxquels on goûte, des nombrils sans poils.
Mais dans l’amour avec une fille, il manque un pénis. Y’a pas que la bite dans la vie ! Ouais mais quand même. C’est bon un pénis. L’idéal serait de faire de longs préliminaires avec une fille, puis de la virer pour faire venir mon mec. Le problème étant : Quelle fille pourrait accepter de telles conditions ? Aucune, selon moi. Parce que bien que ce soit un fantasme absolu, hors de question que je vois mon mec tripoter une autre ou une autre le tripoter, non. Moi ce que je veux c’est que les deux me fassent des choses, mais n’aient aucun contact ensemble. Ben ouais. Mon pauvre petit ami me direz-vous, il doit être bien frustré. Je pense qu’il se contenterai d’être voyeur, puis acteur du trio sans toucher la troisième. Cette anonyme que j’espère rencontrer un jour, le plus naturellement du monde, qui s’en irai une fois m’avoir fait mouiller. Cette âme généreuse, qui ne demanderait pas plus que de me faire du bien.

Sinon, Corentin rentre demain, après trois semaines (!!!) d’absence, j’en suis tout excitée. Pendant 10 jours il est là, pendant 3 jours on part à Londres, ça va être assez formidable.
D’ailleurs si certains connaissent des adresses d’hôtels, pas trop chers, pas trop cheap (encore que..), pas trop excentrés, n’hésitez pas à m’en faire part. Je vous aime vous savez.

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16 janvier 2007

Larouquine, intéressée par les cinémas X

Une amie m’a offert le « Guide Musardine du Paris Sexy » que j’ai dévoré dans les trois jours. Dedans il y a tous les lieux touchant de près ou de loin le sexe. Une sorte de Guide du routard sexy. On y trouve des endroits de drague, des boîtes à touze, des sex-shops à la pelle, des magasins SM et/ou fétichistes, des bouquins érotiques, des musées des cinémas X etc..
Une vraie Bible.

Et j’avoue avoir été particulièrement intriguée par l’existence de cinémas X dans Paris. Je pensais ces endroits en ruine depuis longtemps, et pourtant, un persiste. Dont un ou il me plairai de passer. Certaines soirées sont réservées aux couples et -en gros- c’est la débauche. Je n’ai pas envie de me débaucher dans un cinéma X non, j’ai plutôt envie de voir à quoi cela ressemble.

Alors quand j’en ai fait part à Corentin, il m’a trouvée plus glauque que jamais dans un premier temps, et lorsque je lui ai expliqué le concept, il était prêt à aller voir lui aussi. J’ai finalement refusé car ce soir-là, je n’avais aucune envie de passer la soirée entourée de quarantenaires débridés dans une salle obscure. Mais l’idée persiste.
Sur le coup, il m’a plus ou moins traitée de grande gueule, serait-il plus aventureux que moi ? Il a pourtant déjà été dans un club échangiste (tout en ayant personne à échanger l’opportuniste) et garde un souvenir assez moyen du lieu. Mais le cinéma X, c’est très original de s’y rendre je trouve, et de ce fait, j’ai envie de pouvoir dire « j’ai testé ». Naturellement je n’irai jamais seule en journée, ou selon mon petit guide c’est vraiment la glauquitude assurée avec quelques hommes seuls.. Mais ces petites soirées couples ou « des spectateurs « font le spectacle » » me semblent intéressantes. Bon nombre de libertins considèrent un passage au Beverley comme un before avant d’aller à des soirées libertines. L’endroit a l’air d’être désuet au possible, ce qui je l’admets m’amuse au plus haut point.

Je ne sais pas vraiment si je suis une voyeuse, mais il me faudrait voir pour le savoir, et ces temps-ci j’y pense pas mal.

Dans le même genre : les théâtres érotiques. Certainement un poil moins glauque, et très excitant certainement.

Mes idées bouillonnent ces derniers jours, l’absence de Corentin commence à me faire languir, je n’ai plus le choix que de me masturber en attendant ce moment intense dont je jouis par avance. Entendre sa voix hier, au delà  du réconfort, m’a littéralement liquéfiée.


PS: Cette vidéo sur Levrette 4 ever montrant le bétisier du porno est absolument tordante: Au menu: éjaculation innatendue, décor qui tombe, le chien d'un tournage prenant part à la scène... Je remercie mon confrère membre de Levrette4ever d'avoir trouvé ça.

PS2: Vous saviez que certains blogs se font pirater? C'est le cas de mon ami Nico, qui as vu sous ses yeux son blog disparaître : Heureusement il a pu récupérer son adresse url. D'un coup, j'ai peur.

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10 janvier 2007

Suis-je une obsédée sexuelle ?

C’est la question, qui en ce moment me turlutte-pine (je ne sais pas si j’ai honte de ce jeu de mot ou s’il m’amuse).

Je pense beaucoup au sexe. Comme tout le monde.
Je parle beaucoup de sexe. Comme toutes les femmes modernes.
Je pratique beaucoup le sexe. Comme des millions de personnes.
Si être obsédée sexuelle, ce sont ces trois points réunis, alors effectivement la réponse est non.

Mais c’est plus complexe. Alors que j’étais dans mon bain, chevelure et oreilles sous l’eau (j’adore ça pas vous ?) je repensais à mes dernières expériences sexuelles. Évidemment, point de surprise, c’est avec Corentin. Si l’on considère que la masturbation n’est pas une activité sexuelle cela dit.
Je l’ai un peu surpris dernièrement l’apollon. Hormis les trois gadgets sortis de sex-shop que je lui ai offert pour Noël (en plus d’une chemise Old England tout de même) dont nous avons fait usage passionnément (poppers ultra puissant, gel en silicone, et menottes, que du soft donc) j’ai eu une réaction assez étrange.
Nous regardions un dvd, quand soudain, là tout de suite, j’avais envie. Je me suis collée à lui, ai ronronné dans son oreille des paroles peu chastes, et l’ai embrassé. Mais il a répondu à mes lèvres pulpeuses par un pauvre smack pourri qui signifie « je suis dans le film, fous moi la paix merci » ; de manière très élégante certes. Bon. Je me suis levée avec toute la dignité d’une jeune femme fière, menton relevé et regard droit pour me diriger vers mon ordinateur.

Dialogue.

- Mais mon chat (je ne devrais plus tolérer ce sobriquet ridicule qui à la base partait d’une blague mais qui est rentré dans son vocabulaire), tu fais la tête ?!
- Non, non… Je regarde mon blog, tout ça, j’ai pas trop envie de voir le film en fait (réaction de fille faussement indépendante)
- Mais viens regarder la fin avec moi…
-
- Allez…
- NON MAIS TU N’AS PAS ENVIE DE ME FAIRE L’AMOUR C’EST CA ?! Parce que si un pauvre film est plus important que ton désir pour moi, ou sera-t’on dans plusieurs mois, je te le demande ?
- Mais je n’aime pas vraiment être coupé quand je suis concentré sur un film (nous regardions Mauvaises Fréquentations, glauquissime et peu excitant, il faut le reconnaître).
- Oui mais moi j’ai envie MAINTENANT, et quand j’ai envie j’aime pas du tout du tout être frustrée tu vois… Quand je sens qu’il FAUT que je fasse l’amour, c’est comme ça.

Tout en continuant cette fausse enguelade prévue, je me rapprochais de lui, attendant patiemment que la colère devienne désir. Ça a fonctionné merveilleusement bien, vu que quelques minutes plus tard nous étions en plein coït.

Autre exemple : quand celui-ci à 4h du matin, me fait l’affront d’être fatigué, cela m’horripile. Parce que moi j’aurai encore et encore envie.

Alors voilà, j’ai peur de lui foutre une pression avec ça.

Parce que quelques heures après le fameux dvd, il me disait en souriant « Ca alors, une nana qui fait la gueule parce qu’on ne lui fait pas l’amour dans la minute, je ne connaissais pas ».
Non, je ne l’ai pas forcé bien sûr, mais je me dis que peut être il l’a fait par devoir ce soir-là, plus que par envie réelle. Encore que je pourrai promettre que c’est lui qui m’a sauté dessus après ma scène et qu’il avait déjà une érection.

Il m’arrive souvent d’avoir des sortes de flashs, ou je me vois entrain de baiser avec lui, passionnément, profondément, amoureusement, sensuellement etc… Pendant quelques secondes, je me projette en plein coït. Est ce le cas pour tous ? Ai-je définitivement un rapport particulier au sexe ?

Ce récit n’a ni queue, ni tête, il est juste le résultat de mes craintes, et je dois reconnaître, qu’ici, mes craintes, j’en parle pas des masses.

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19 décembre 2006

Le tabou des hommes

S’il est une contrée lointaine et mystérieuse dont on ne parle pas assez, c’est bien cet endroit. Le lieu désert ou peu osent s’aventurer, vallonné et délicat, fragile et sacré, un lieu culte pour certains, inconnus pour d’autres, indifférent pour personnes.
Ce lieu, c’est l’anus des hommes.

« Attend Rouquine, j’suis pas pédé moi » Très bien dans ce cas dégage, connard de mec qui ne comprend rien au plaisir et à l'anatomie.
Bon l’anus est érogène, chez la femme, chez l’homme, chez les animaux peut être, on le sait tous.
Enfin on le sait presque tous quoi.
En tout cas moi je le sais.
Bon.
Bref.
Passons.

L’anus des hommes, personne n’en parle. C’est tabou. Celui des hommes hétéros j’entends. Que celui qui ne s’est jamais fait tripoter (ou tripoté lui-même) cette zone me jette le premier gode.
Parce qu’on vous le fait tous hein ! Mais aucun de vous n’ose le reconnaître. Mais POURQUOI ?
Je ne vois pas en quoi ce serait honteux, humiliant, portant à confusion sur votre sexualité ou votre virilité.
L’autre jour, je discutais avec deux amis (une fille et un garçon) de ce fabuleux endroit. Lui admettait volontiers que les caresses qu’on lui avait procurées autour et sur l’anus lui plaisaient bien, mais que certaines filles étaient sournoises et qu’à force de caresses, celles-ci enfonçaient d’un coup un doigt bien profond au grand dam de celui-ci (le tout mimé merveilleusement avec le plus grand réalisme d’ailleurs).

L’anus des hommes donc, c’est secret.
On a le droit de toucher, mais pas vraiment de pénétrer. Ou alors il faut y aller tout doucement (disent-il après nous avoir supplié de nous sodomiser ces porcs). Moi c’est pas un truc qui me dérange du tout d’exploiter cette zone… Enfin je veux dire, je ne vois pas le problème, sachant que moi je me fais lécher l’anus, pourquoi l’homme n’aurait-il pas droit à quelques exquises caresses. J’irais même jusqu’à prétendre que ça m’excite tient. J’irais même jusqu’à prétendre que ça ne me dérangerait pas de goder un mec (pas avec un gode ceinture  parce que c’est bizarre mais je crois que je l’avais déjà dis).
Si l’on dépasse les clichés de « bouhh c’est sale » et « bouhh c’est un pédé parce qu’il veut que je lui touche le cul » c’est un terrain sur lequel on mérite de s’attarder.
D’ailleurs les hommes sont unanimes : un doigt dans le cul au moment de l’éjac’ c’est assez formidable paraît-il.

« T’enfonces des portes ouvertes Chérie » me dirait mon Adorable, mais moi j’aime bien enfoncer.. les portes ouvertes dont personne ne parle, ou que tout le monde chuchote.
Ne chuchotez plus messieurs, acceptez le une bonne fois pour toutes et votre corps vous apparaîtra sans doute, sous un jour nouveau.

Posté par larouquine à 01:21 - Sexe - Commentaires [46] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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