Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

07 février 2007

L'amour, parfois, c'est bizarre

L’autre jour, avec Corentin, nous rejoignions une de ses amis, Camille, pour boire un verre. Puis elle reçoit un coup de fil d’une autre amie qui annonce qu’elle débarque avec son mec.
À ce moment, Camille me dit :

-    Bon Rouquine, elle vient avec son mec, mais son mec c’est son cousin, surtout pas d’allusions hein !
-    Euh... Non non, compte sur moi.

Le couple arrive. Putain ce qu’ils se ressemblent ! Incroyable.
Elle, charmante et sympathique, Lui, défoncée à l’opium avec un sourire débile inébranlable. Un vrai boulet qui rit bêtement pour rien. Mais très gentil malgré tout.
On rentre à la maison Corentin et moi et forcément on pouffe un peu de rire face à cette configuration un peu étrange. Bien sûr dans leur famille noble, personne n’est au courant, ils se cachent depuis un ou deux ans.
Complètement glauque.
On connaissait déjà les très vieux avec les très jeunes femmes, les couples de coincés, ceux qui mettent des photos d’eux découpés en forme de cœur partout, ceux qui passent dans Confessions Intimes... Mais là, on atteint un sommet du glauque.
Ils y peuvent rien bien sûr, s’ils s’aiment malencontreusement, mais je vous assure qu’ils se ressemblent comme frère et sœur, voire jumeaux.

Je pensais être le genre de fille que rien ne choquait, ben en fait, là, je m’en suis toujours pas remise.


Ah, et aucun rapport, mais un joli "fan art" de Chandler

_1


PS: Aucun rapport encore une fois mais allez voir la petite vidéo "Disneython" de ce joli couple lesbien (dire que je suis obligée de préciser pour que vous y alliez) qui viennent de se pacser. Elles sont adorables, j'adore.

Posté par larouquine à 13:23 - Souvenirs - Commentaires [52] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 janvier 2007

Tarzan ou l'ex bizarre

Je sens que j’ai un peu énervé certains lecteurs de Libé. C’est follement amusant qu’ils se servent comme prétexte que Libé ait failli se casser la gueule pour descendre le quotidien. A mon (faussement) humble avis, tout ceci n’est pas une question de qualité, Libé fait partie des quotidiens qu’il me plait à lire de temps en temps. Mais passons. Je ne m’excuserai pas d’écrire non plus.

Un souvenir m’est revenu en tête aujourd’hui. Il y a 4 ans et demi de cela, mon premier amour me quittait, me laissant pleurer en écoutant la musique de Ghost qui était « notre musique », et serrer dans mes bras les peluches qu’il m’avait offertes et relire ses lettres adorables à base de « je t’aime tu es la femme de ma vie, on s’aimera toujours mon cœur, en plus j’adore faire l’amour avec toi ». Notre histoire avait duré 10 mois,  c’était du très sérieux, et l’on en avait marre que les vieux se moquent de nous quand on allait au resto en amoureux (on avait 14/15 ans, je comprends un peu mieux aujourd’hui). Je le raconte , je ne vais pas le faire deux fois.
Il me quitte donc.
Je sors avec l’une de ses connaissances pour le faire chier, ça dure 3 jours à tout casser, mais disons que ça me permet de faire une petite transition.
Puis un ou deux mois plus tard, je m’aventure sur un chat, celui de Skyrock il me semble. Là je papote avec plein de « keums » qui me demandent mon « asv » et qui disent « lol » à tout bout de champ et je comprends pas ce que ça veut dire.
Mais, il y en a un qui est intéressant. Il est au lycée, à côté de chez moi qui plus est, le rendez-vous est donc bien vite pris. Je l’attends au centre commercial, il m’y rejoint. Je le trouve pas mal du tout, mais sans plus. Quant à moi j’ai l’air de lui plaire. Nous allons boire un café j’avais déjà prévu de prendre de l’alcool pour faire bien, mais ce con prend un diabolo fraise, ce qui me fait louper tout mon effet.
On s’embrasse.
En fin de semaine je le rappelle parce que mes parents ne sont pas chez moi et que j’ai envie d’expérimenter une nouvelle queue (rappelons que je suis restée 10 mois avec mon ex et que je n’avais alors pas beaucoup de points de comparaisons). Il vient donc.
Ambiance on se chauffe. Il me caresse (mal) et je la branle (tout aussi mal, je ne suis pas très douée pour la branlette) j’en viens à le sucer. Beurk. Sa bite pue. Pas trop non plus, juste ce qu’il faut pour que je ne m’attarde pas. Malheureusement, il a bien aimé ça lui cette fellation et il me suggère de continuer. Je continue donc (environ 30 secondes) pour le contenter, et puis l’odeur, c’est un truc auquel on se fait. Toujours est il qu’en plus de puer, je la trouve moche. Quand on s’habitue à un sexe, on a l’impression que c’est le standard après, et comme tous les pénis sont différents, les autres paraissent bizarres à côté. Ça m’a fait ça à chaque fois que j’ai recouché avec un mec après une relation longue. Sans doute pareil pour les hommes d’ailleurs. S’ils sont habitués à une jeune femme dont le sexe est peu épilé et les seins petits, passent à une autre dont la poitrine est grosse et l’épilation intégrale, ça doit surprendre.
Bref, revenons en à celui que nous appellerons Tarzan.
Tarzan donc est en érection, et exprime le désir de me sauter. Ok ! Mettons fin à ces préliminaires foireux, ça ne pourra être que mieux.
Tarzan me pénètre et là, là, là je reste bouche bée. Il pousse des gémissements, que dis-je des cris, absolument ahurissants ! J’aime que l’homme gémisse, me parle, mais là ça faisait vraiment gros bœuf. Dire que je suis discrète pendant le sexe est euphémisme monumentale, mais là je ne pouvais pas. C’est le seul rapport de ma vie ou j’ai du sortir deux ou trois sons maximum. J’avais le sentiment qu’il me narguait comme si on faisait un concours. A rajouter que je n’aimais pas du tout sa façon de s’y prendre : le rapport était raté. J’ai regardé plusieurs fois ma montre (c’est sûr qu’il devait mettre du temps à éjaculer étant donné mon comportement d’étoile de mer du moment). Une fois l’éjaculation passée, les 300 décibels retombés, et ma surdité naissante, il me prend amoureusement dans ses bras (moi à ce moment là j’attends qu’il se casse).

Le lendemain, je me décide à lui téléphoner pour le quitter. Sa réaction est prévisible :
- Attends larouquine, je ne comprends pas… Ça se passe super bien entre nous, on s’entend bien, et je t’aimais…
- Oui mais euh tu comprends euh…. Je repense à mon ex ! Voilà !
- J’en ai marre, mon ex m’avait quitté aussi après qu’on ai couché ensemble, j’ai l’impression d’être un joujou sexuel pleurniche t-il.
- Mais non.. Bon, ben j’te laisse. Bonne continuation !
Je raccroche, débarrassé de ce beugleur, sympathique au demeurant, mais désespérément incompatible.
Cet article lui est dédié. Tarzan, je ne t’ai pas oublié tu vois.

Posté par larouquine à 13:33 - Souvenirs - Commentaires [60] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2006

Mon bilan de 2006

Je suis une jeune femme terriblement commune. En apparence en tout cas, mais ce n’est pas nouveau.
Même si cette année je ne fais volontairement rien pour la nouvelle année (pourquoi fêter la fin d’une année si celle-ci a été désastreuse ?) ce qui me distingue sans doute quelque part des traditions communes, voilà quelque chose d'insupportablement commun: l’heure est au bilan. Parce que ça fait un an jour pour jour que je suis sortie avec Sylvain, plus précisément, un an que je me suis refoutue dans la merde.

C’était le 27 décembre.

J’étais avec un charmant jeune homme, que j’ai quitté par sms pour un horrible bad boy gay escroc arabe et infidèle et aujourd’hui gigolo. Comme ça, ça paraît intolérant, homophobe, raciste et féministe. Je ne suis rien de tout ça, je suis juste une jeune femme blessée (phrase humoristique je trouvais ça charmant de l’écrire).
Je ne sais pas s’il est utile de réécrire ce qui s’est déjà cette année. Peut-être faire une sorte de tableau écrit des évènements marquants.

DSCN1290

(photo de mon bureau ayant pour unique but d'aérer cet article un peu longuet)

Nombre de personnes rencontrées : une cinquantaine au bas mot. De belles rencontres, d’autres déjà oubliées, des hommes des femmes, du lycéen au trentenaire, du pauvre au riche, du gay de l’hétéro du bi du trans’ du catho…

Nombre de personnes avec lesquelles je me suis fâchée : 4/5, que des filles (et Sylvain mais bon, nous dirons que c’était dans la suite logique de notre relation).

Nombre de pétage de plomb : 1.Plus quelques autres sautes d’humeurs, les antis dépresseurs, ce n’est visiblement pas pour moi.

Nombre de mois de déprime : 11. Mon mois de vacances était très ressourçant  et pas l’ombre de la mélancolie durant ce temps-là. Sinon, tel un poète maudit, j’ai en moi le gène du mal être, mais je le cache très bien. Je n’aime pas geindre, même si parfois c’est indispensable.

Nombre de réussites : 3 je pense. La première c’est de faire les études qui me plaisent et de savoir où je vais à ce niveau-là, la seconde, c’est d’avoir su quitter Sylvain alors que je l’aimais, la dernière c’est d’avoir rencontrer Corentin, parce qu’il répond sans faute au trivial pursuit dans 90 % des cas.

Nombre d’échecs : Quelques dizaines. M’être fait embobiner par quelqu’un, en avoir pourri mon année scolaire, avoir piqué de l’argent à mes parents, m’être saoulée plus que de raison, avoir consommé un peu de cocaïne, ne m’être pas protégée lors d’un rapport (même si en fait tout va bien merci), avoir été « rebelle » à ma manière, avoir cessé l’école etc…

Nombre de personnes embrassées : une douzaine, de ce dont je me rappelle. Des hommes et des femmes.

Nombre de personnes avec lesquelles j'ai baisé : 8. Waouh, je suis resté 7/8 mois avec un homme, 3 mois avec mon actuel, je réalise que je n’étais vraiment pas fidèle, et lors des mois de célibat j’étais productive.

Nombre de nouveautés sexuelles : Hum…. Réflexion….  Peu, très peu. 2/3 peut être.

Nombre de personnes aimées : 2. Pas mal, le tout en un an, je commence à me dire que j’ai sans doute un cœur d’artichaut. Ou que j’ai le don de rencontrer les bonnes personnes au bon moment.

Nombre de personnes m’ayant aimées : de 1 à l’infini. Forcément je ne sais pas tout, d’ailleurs c’est mon rêve de savoir qui est secrètement amoureux de moi. Personne peut être, mais j’ai des soupçons sur certains mâles.

Nombre d’articles parus sur ce blog : 105 environ. C’est beaucoup mais peu à la fois. En tout cas c’est assez pour m’avoir parfois fait du bien.

Nombre de mails reçus grâce au blog : quelques centaines. Pleins de petites vies qui se bousculaient sur ma boîte pour se confier, me draguer, me rencontrer, m’encourager, me remonter le moral, me souhaiter la bonne année ou un bon anniversaire, me questionner, m’informer…  Du mail sms avec 8 mots maxi au mail de cinquante lignes m’analysant maladroitement (ou pas). Toujours un grand plaisir d’en recevoir quoi qu’il en soit, et une sorte de fierté mal placée qui me motive à continuer. Et si demain plus personnes ne me lisait, est ce que je poursuivrai ?

Nombre de personnes rencontrées grâce au blog. Une vingtaine je dirai. Quasiment que des rencontres que je ne regrette pas.  Que ce soit Valérie, Grenouille, Banana, Gauthier, Phongus sans oublier mon mec et tous les autres (ouais là ça fait un peu « spaicial cace-dé-di à tt mé pote wesh » mais tant pis, un petit clin d’œil amical n’a jamais tué personne).

Nombre d’années au compteur : 19. Le plus dur est sûrement passé, le viol, la violence, la débauche glauque, le cancer de ma mère, les ruptures difficiles, la trahison, l’humiliation, les antis dépresseurs, le complexe d’adolescente etc… Je préfère me dire ça. Je suis une cynique optimiste.


Un bilan c’est beau, mais qu’est ce qui a changé ?

Moi.

Moi j’ai changé, enfin évolué.

Je suis passée par quelques étapes, et si aujourd’hui je suis plus sage qu’il y a quelques mois, c’est aussi que j’ai grandi. Je me déteste à écrire ces phrases, qu’il était bon d’être au fond du trou, l’âme en peine, avoir un acteur porno gay pour petit copain, et les fêtes pour seules activités. C’était jouissif d’aimer bêtement un con. Ça faisait mal, ça déchirait, ça me décomposait, et tout le monde s’inquiétait de mon état, alors que je frivolais comme une bien heureuse.

Si c’était à refaire, je copie collerai cette année de la même manière, avec son lot de souffrance masochiste.
« Larouquine, enfin… On ne comprend pas. Tu es plutôt mignonne, intelligente, drôle, tu as une famille aimante, pourquoi tu te comportes comme un petit démon ? » Cette phrase, prononcée par tous, me mettait hors de moi. « Tu as tout, quel gâchis ! » Mais moi, j’aimais bien gâcher, et j’aime toujours ça d’ailleurs. Sous prétexte qu’on a plus de chance à la base, n’avons-nous pas le droit à la souffrance ?
« Et la famine dans le monde t’y penses ? » j’y pense, mais moins qu’à moi. Le fait de me faire humiliée m’importe plus que tous ces enfants qui se prostituent. Et ça c’est pas égoïste, c’est humain.

Bref. Emportement éphémère, ce n’était qu’une parenthèse.

DSCN1285

Comme cette année. Une année entre parenthèse. Parce que quand je souffre j’oublie. Cette année serait un trou noir si je ne l’avais pas écrite. Et que je préfère mettre le malheur entre parenthèse, parce que c’est pratique de choisir ce dont on se souvient. Mais parfois, la mémoire abuse, elle ressurgit comme ça, spontanément, quand on ne veut pas, une sorte d’éclair de souvenirs, d’éclat d’horreur.



A me lire, on doit penser que je suis finalement une nana très sombre, derrière sa tignasse colorée, que je suis une sorte de clown triste cliché, et c’est le cas. Mes yeux sont noirs. Et j’ai la prétention de penser qu’à travers eux, on ne lit rien. Juste ce que je veux montrer. Qu’on se souviendra plus de mon sourire et de mes bons mots, que de la froideur qui m’anime.

Je suis indéniablement une manipulatrice. Volontairement ou non. Consciemment ou non.
Une seule chose est sûre c’est que j’aimerais m’en débarrasser. Oui c’est pratique pour obtenir ce qu’on veut de qui on veut ou presque, de pouvoir se travestir selon les occasions etc… Mais au final, on ne sait plus bien qui l’on est, quand on est naturelle ou non. Parce que finalement on ne l’est pas très souvent, naturelle. Même si on semble toujours l’être aux yeux des gens. Sauf de ceux qui ne sont pas dupes, et qu'on range immédiatement dans la case des amis, même si on les connait depuis deux heures, parce qu’il sont si peu nombreux qu’ils en deviennent précieux. Ce qui est rare est cher, je ne vous apprends rien.

DSCN1294

Comment j’imagine 2007 ? Avec de l’amour je crois, des études toujours aussi agréables malgré un probable changement d’axe (mais pas de domaine) des sorties, un peu de débauche, du sexe, des godemichés, des fantasmes réalisés, le départ de chez les parents et un peu moins de torture intérieure. (pour la représentation de ma main, inutile de me dire que je suis une artiste dans le domaine de la photographie, je le sais).

Cet article est l'un des plus longs de mon blog, si vous êtes arrivés jusque-là, merci, je vous souhaite par avance une année 2007 sexuelle et bonne, et pour m’auto promotionner, j’espère être sur vos écrans tout au long de l’année, car il plait à mon narcissisme de faire parti, en un sens, du quotidien de tant de personnes.

 

Merci, moi, merci vous, nous sommes formidables (ou comment terminer sur une note joyeuse).

Posté par larouquine à 02:55 - Souvenirs - Commentaires [46] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2006

Baisers, doigts, pipes: les premiers émois de la rouquine

Je me suis rappelé de plusieurs trucs bizarres.

Lorsque j’avais 12/13 ans, j’étais très intriguée par la sexualité. Je me touchais déjà à l’époque mais je ne me donnais pas nécessairement de plaisir. Je me découvrais : « oh tiens ! un clitoris ! » « oh tiens un trou ! », la vraie  révélation de la culotte quoi. Je me souviens j’avais même loué à la bibliothèque, entre deux bouquins sérieux, un livre destiné aux jeunes filles, qui était réservé aux filles de 15 ans minimum, c’est dire si j’ai commencé tôt à être un petit bandit. Dedans ils expliquaient la sexualité à base de schéma et de témoignage sur la sexualité et le corps qui se développait. Un truc m’a marqué, une fille disait (enfin maintenant je pense que c’était des témoignages inventés par les auteurs, j’ai perdu toute illusion) « Mes tétons sont rentrés vers l’intérieur est-ce normal ? » Ça m’avait à l’époque pas mal interpellé parce que les miens de tétons, ils étaient tout ce qu’il y a d’extérieur, j’en avais alors parlé à une copine qui m’avait dit qu’une autre copine à nous avait des tétons intériorisés après, forcément, je ne la regardais plus pareil.
Dans le bouquin, ils expliquaient aussi « comment » se masturber, les endroits qu’il fallait stimuler etc.… J’ai le souvenir ému de moi, regardant le schéma vaginal puis appliquant scolairement les conseils avisés de la sexologue Machine et du psychiatre spécialisé en ado Truc. Et j’avais bien aimé ce que je m’étais fait.

Le lendemain assises par terre loin des documentalistes au CDI, j’avais demandé à mes copines si elles s’étaient déjà touché « le minou » (certainement la manière que j’avais à l’époque de dire « la chatte ») . Certaines oui, d’autres trouvaient ça « dégueu », « mauvaise foi » avais-je pensé intérieurement. Et la conversation avait suivi son cours jusqu'à ce que l’une qui s’était déjà masturbée nous demande « vous vous êtes déjà regardé le minou dans un miroir ? » personnellement je ne l’avais pas fait, mais m’étais empressée le soir même d’y jeter un coup d’œil. Parce que vu du dessus ça n’a pas la même allure. J’avais trouvé ça un peu dégueu pour le coup. J’ai réitéré plusieurs fois jusqu'à ce que j’aime mon reflet.
Passons.

Cette première approche de la sexualité passée, je m’étais questionné sur « comment on fait avec un garçon » et la meilleure idée qui m’est venu en tête fut évidemment d’appeler un service audiotel dont je trouvai le numéro sur une page de magazine. C’était des « filles chaudes qui racontent des histoires Hmmmm coquines ». Bon, moi ça m’allait des filles chaudes.
J’avais appelé et écouté trèèèès attentivement l’histoire. Parce que les mecs qui avaient ouvert une société d’histoire chaudes, super malins , ils surtaxaient l’appel et l’on avait droit à UNE histoire. Déception donc. Y’avaient beaucoup d’histoires de filles entre elles. Comment je sais ça ? Car j’ai appelé une bonne centaine de fois, pardi ! Bon. D’ailleurs j’ai finit très déçu car est arrivé le moment où je les connaissais toutes, les histoires, et comme j’y avais pris goût, j’ai recherché activement un autre service avec « filles chaudes etc.… » mais je n’ai à ce jour jamais retrouvé les émois que m’ont procurés ces services désopilants pour gens désespérés.
Je me rappelle tout particulièrement d’une seule histoire, peut être parce que celle-ci passait en boucle. C’est une fille qui parlait à son mec (dont on n’entendait jamais la voix, la fille faisait un monologue, peut être qu’en fait elle parlait à l’auditeur à y repenser) qui disait « Humm, salut toi ! j’ai fait les courses aujourd’hui (voix de salope ndlr)… j’ai acheté du beurre, ça te dit de m’en tartiner pour me prendre après ? hummmm ohh j’aime hmmm ! » Bon voilà, le seul truc dont je me souviens, c’est qu’elle parlait de beurre comme d’un lubrifiant, j’étais horrifié ! Cette histoire mise à part, les autres m’excitaient toujours beaucoup, je m’exilais dans ma chambre pour passer discrètement ma main dans ma culotte et me caressais en écoutant la jouissance simulée de ces filles aux voix sensuelles. Je crois que c’est ainsi que j’ai découvert ce qu’était le sexe, pas plus glorieux qu’à travers un film x, mais finalement ces écoutes ont laissé place libre à mon imagination, c’est sûrement mieux ainsi.
D’ailleurs je me dis qu’avec Internet ces numéros doivent nettement moins marcher car à présent « Pour vous branler, cliquez ! »

Bref.

Un soir avec deux copines lors d’une soirée pyjama nous parlions du baiser. J’avais à l’époque pratiqué une ou deux fois des échanges salivaires et étais déjà très friande de ces gourmandises (mon dieu que je suis consensuelle aujourd’hui !). Autrement dit, caresser une langue avec le bout de la mienne me plaisait et m’inondait honteusement. Jusqu’à ce qu’entre deux blagues je balance « et si on s’embrassait pour voir ! » (probablement influencée par ces découvertes téléphoniques) et mes deux copines de glousser de gêne. Finalement, à l’époque déjà très convaincante lorsque j’entreprenais une argumentation, je les avais motivées. J’embrassai l’une des deux, puis l’autre, et enfin elles s’embrassèrent. Toute la soirée durant, nous nous sommes roulé des pelles à en suffoquer. Que les filles étaient douces par rapport aux garçons ! Même si embrasser mes copines ne me faisaient pas frémir comme lorsque j’embrassais  un garçon, c’était très agréable. D’autant que comme dans les films, on se caressait mutuellement les cheveux et l’on poussait de légers soupirs. Une rigolote soirée en somme.

Et comme j’avais pris goût à embrasser des filles (et que les garçons étaient moyennement motivés pour partager leur langue avec moi parce que soi disant j’étais coincée) je remis le couvert à toutes les boums qui avaient lieu. Surtout avec une. Karine. Cette fille embrassait merveilleusement bien (et moi aussi selon elle). Je ne compte pas le nombre de baisers que nous avons échangés. Un soir,  pour ma fête d’halloween, on avait été dans ma chambre et l’on s’était embrassée pendant 10 minutes pile poil, parce qu’on voulait battre le record qu’on avait réalisé avec nos petits copains respectifs. 7 minutes pour elle,  8 pour moi. Ils avaient, quand ils l’avaient appris étaient dégoûtés qu’on batte les records ensemble et pas avec eux.

D’ailleurs quelques mois plus tard, avec Karine et nos copains (qui eux-mêmes étaient meilleurs potes) on avait chacune fait l’amour avec eux dans la même pièce ! Évidemment on ne voyait pas ce que les autres faisaient car les lits étaient séparés d’un énorme paravent, mais on s’entendait jouir etc.… Aujourd’hui il ne me viendrait jamais à l’esprit de refaire ça ! Sinon, alors que nous étions tous au ciné avec la bande de pote, mon copain et moi qui étions au milieu de la bande installée sur toute une longueur de rangée de cinéma, avions fait des choses, hum, sexuelles. Disons que j’ai entrepris de le sucer alors que nous étions encerclés de gens. C’est complètement honteux à y repenser. Et la pudeur merde !

Le but n’était pas d’être le plus provoc’ possible, même si à 15 ans ça le fait de se la péter chaudasse. Simplement nous étions trop « innocents » pour réaliser que cela ne se faisait pas. Et c’était « top délire ». Lui et moi, on était le couple qui s’était déjà caressé, qui s’était déjà léchouillé, qui avait déjà fait l’amour, et dans plein de lieux ! On était le couple open qui s’amusait tout en s’aimant. On parlait beaucoup de sexe et on faisait souvent l’amour, et partout. Mais j’étais un peu la reine pour mes copines, la plus chaude, la plus trash, la plus expérimentée. Les choses ont évidemment évoluées depuis. Lors d’une autre soirée pyjama j’avais même appris la fellation sur une banane à l’une de mes amies.

C’est ainsi que mon apprentissage s’est fait (sans compter mon expérience délicate). Quand je regarde les filles de 13-14-15ans maintenant, je ne peux pas m’imaginer que celles-ci font de telles choses ! Est ce moi qui étais précoce et délurée ? Je n’en avais pas l’impression, nos codes étaient ceux-là, une sexualité épanouie à 15 ans était monnaie courante.
Pour la première fois, je ressens une nostalgie de ma « jeunesse », entre guillemet parce que je le suis encore, jeune, mais quand je me souviens de ces moments-là, c’est à ma naïveté et à mes découvertes scientifiques « Oh un gland c’est sensible quand on le lèche ! » que je pense.
C’était « d’la balle » comme on disait.

Posté par larouquine à 05:50 - Souvenirs - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1