Réflexions et pensées sexuelles d'une rouquine

Peut on combiner débauche et réflexion? OUI! j'en suis la preuve vivante

30 mars 2007

Arthur

Ce qu’il y a de bien dans les conséquences d’une rupture, c’est de rencontrer de nouvelles personnes. Pas forcément dans un objectif sexuel d’ailleurs, mais prendre le temps de découvrir de nouveaux horizons. C’est peut-être un grand signe de solitude au fond, mais je ne me lasse pas de me faire de nouveaux potes.
Mais là n’est pas le sujet.

Ma copine Lili, m’a en quelque sorte, refilé un mec.
Je m’explique.
À une époque j’avais entrepris de lui trouver quelqu’un parce qu’elle me faisait le coup de la célibataire complexée de l’être alors j’ai demandé à mon lectorat masculin (puisqu’elle est hétéro) de lui envoyer un mail si elle leur plaisait (). Résultat : elle a plu, elle a vu, elle a vaincu. Reportez vous à son blog si vous voulez les détails, mais elle a rencontré un jeune homme avec qui elle est sorti mais c’est fini depuis. Bref.

Le détail que vous ne saviez pas, c’est que si vous étiez un peu originaux, dans le bon comme dans le mauvais sens, elle me transférait vos mails (d’ailleurs j’ai vu quelques beaux garçons…). Et dans le lot, y’en avait un qui avait l’air plutôt simple et cool en plus d’être très charmant : Arthur.
Après sa rupture je lui conseille de contacter de nouveau celui ci avec qui semble-t-il elle avait échangé quelques mails depuis. Elle trouve que ce serait un peu limite, et que ça ferait un peu bouche trou, et qu’en plus il a une petite trentaine, pour elle c’est trop vieux. Je trouve que c’est le meilleur age moi. Ils sont décomplexés, expérimentés, gagnent leur vie, et adorent les jeunes femmes de 20 ans (d’ailleurs j’avais parlé de ça ici).
« Ok alors moi je lui envoie un mail si toi tu veux pas le rencontrer, c’est con de passer à côté d’un type qui a l’air chouette » dis-je à Lili. Elle me transmet son adresse e-mail, je lui fais part de mon envie de le voir le lundi, il me répond le mardi qu’il est ok, me donne son numéro, je l’appelle dans l’heure et le vois deux heures après.

Je le retrouve dans son quartier, devant chez Fauchon, et nous allons nous abreuver.  Il est effectivement très mignon et sympathique, il a de la conversation, donc notre entrevue se déroule bien. Il me pose tout un tas de questions, j’ai l’impression qu’il me sonde, ça me perturbe pas mal. Mais la curiosité est une jolie qualité.
On quitte le Buddha Bar, je dois rentrer chez moi. Galant il me propose de me raccompagner en moto, moi méfiante des deux-roues, j’accepte parce qu’entre les quais de scène à Paris la nuit à moto avec un charmant, et le métro entre un clochard et des moches, le dilemme n’en est pas un.
On monte chez lui pour qu’il prenne les casques, il me dit de faire comme chez moi. « Euh mais on fait que passer non ? » me dis-je intérieurement avec toute l’innocence d’une sainte. Il n’a visiblement pas envie d’écourter la soirée. Moi non plus après tout, je l’aime bien. Et j’aime bien le fait de lui plaire aussi.
On papote, il finit par m’embrasser, je l’arrête avant que ça chauffe : je dois vraiment rentrer.
Je grimpe sur son bolide, quinze minutes plus tard on est sous ma porte cochère (en vrai j’ai pas de porte cochère mais ça pimente l’histoire). On s’embrasse, se dit au revoir.

Le lendemain, bien décidée à ne pas travailler je l’appelle pour qu’on aille se faire une expo, il peut pas. Finalement on se voit le soir. Il se déplace pour venir boire un verre a coté de chez moi, gentleman. On boit et discute, il me raccompagne, et là c’est le drame.
Le lendemain, il doit se lever très tôt pour faire des choses alors je lui dis :

-    J’en veux beaucoup à tes activités qui m’empêchent de passer la nuit avec toi…

On passe un quart d’heure sur le pas de ma porte à se dire au revoir, moi je suis frustrée de ne pas aller chez lui ce soir-là, je lui fais bien comprendre, puis je lui dis :
-    Bon, je passe et après je rentre en bus de nuit
-    Non.
-    Hein ??

Alors là je suis scotchée, sciée, révoltée, frustrée. Mais pourquoi non ? Alors qu’en pleine rue il me chauffe, c’est donc que ce n’est pas le manque de désir, ça je le sens bien.
Alors on se sépare, lui me dit « j’ai passé une très bonne soirée » ce à quoi je réponds « moi moyenne ». Et je rentre.
Et le mystère demeure. Rendez vous compte : je propose subtilement à un homme qu’on fasse l’amour, sans demander à finir la nuit avec, sans engagement quelconque et … il refuse ??!!
Je crois qu’on entre dans l’ère de l’homme nouveau, de celui qui ne couche ni le premier, ni le deuxième soir. Dans l’ère ou l’homme vient juste vous voir pour boire un verre.
Ou alors dans l’ère ou le trentenaire a une femme cachée, qu’il trompe avec une jeunette.

Je suis perplexe.

Il part quelques jours, je le vois la semaine prochaine, suite au prochain épisode donc. 

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28 mars 2007

Hier...

Extrait de conversation dans un appartement parisien. Minuit trente.

- Il faut que je t'embrasse pour que tu aies passé une bonne soirée? Et que tu en parles sur ton blog?
- Peut être.

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09 mars 2007

Planplan

Quand je suis en couple, je suis fidèle, du coup j'ai rien à dire. Il arrive tout à l'heure, après un Week End crapuleux, j'aurais peut être des choses salaces à vous narrer.

J'aurais bien des choses à raconter oui, mais pas ici, je suis victime de mon blog, lu par trop de monde, mais surtout par les mauvaises personnes. Oh je n'ai rien contre vous, vous qui me connaissez dans la vraie vie en 3D, c'est juste que j'ai plus à vous cacher qu'à mes petits lecteurs anonymes. Et puis et puis, y'a Corentin aussi, lui je n'ai rien à lui cacher, mais je ne peux évidemment pas tout dire, s'il m'énerve, ce serai faire passer des messages par le blog, et je pense que dans une relation d'honnêteté et d'échanges, mieux vaut éviter les disputes virtuelles. Ou si tout bonnement j'ai envie de lui témoigner tout mon amour, rien ne vaut une déclaration un genou à terre avec des roses rouges on le sait bien.

Sinon aujourd'hui j'ai envoyé un mail à contenu sexuel (forcément quand je réponds à mes mails de lecteurs du blog, ça parle souvent de cul) à une mauvaise personne. J'ai honte, j'ai honte. Mais le mal est réparé, le mauvais destinataire a ri de mon erreur. Ouf.

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14 février 2007

Les pédophiles sont parmi nous

A tout les connards qui tape "suceuse enfant" "je nique une fille de 13 ans" "adolescente à poils" et autres "petites filles salopes", j'ai juste envie de prendre une grosse pince de bricolage de leur foutre les couilles dedans et de serrer jusqu'à voir leurs globes oculaires sortir de leur orbites.

Savoir qu'à travers certains mots écrits ici, je permets à ces putains de salops de trouver réponse à leurs requêtes me révolte. Pire ça m'attriste vraiment.

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11 février 2007

Lili : épilogue ou presque

Souvenez vous de ma copine Lili, célibataire en mal de mâles? (au pire c'est )
Bon, ben figurez vous qu'elle a reçu des dizaines de candidatures, d'hommes plus ou moins imaginatifs, merci pour elle donc. Et hier, vu que j'avais proposé ma présence lors d'une rencontre entre elle et l'un d'entre eux, je me suis rendue à son rencard avec l'un des prétendants. Oh ça va hein, c'est elle qui m'a dit que je devais tenir parole, sinon évidemment j'aurais fait autre chose.
Si vous voulez savoir si ça a "fonctionné" et savoir si je suis une bonne entremetteuse, rendez vous ICI.
Bonne fin de week end.

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31 janvier 2007

Psy et gynéco

La page blanche.
Cette foutue page blanche.
Cette salope livide qui me toise.
Connasse.
Suis-je obligée d’y écrire ? Faut-il VRAIMENT que je griffonne quelques mots après tout, s’ils ne viennent pas, autant ne pas insister. Oui mais voilà  je suis pas au top de la forme là maintenant tout de suite depuis hier. Et quand je suis pas au summum de la jovialité j’écris un peu. Ça donne de l’ado torturée en puissance dans le résultat, alors ça me plait pas.
Ce qui me plait en revanche c’est de « défouler ma haine sur papier » (guillemets ne citant ici personne mais un peu tout le monde du coup j’ai préféré respecter les copyrights au cas où).

Les antis dep’ ne me rendent pas jouasse. En parler à Mme psychiatre de Larouquine. Mme psychiatre de Larouquine eut la brillante idée, le jour ou fièrotte, elle ouvrit son cabinet, de le situer au bout d’un long couloir ultra sombre et glauque, d’un immeuble tout aussi glauque dans une rue encore plus glauque. Tu sors de consult’, t’as découvert LE truc qui fait foirer ta vie depuis le départ, LA révélation toute conne qui t’a bouffé pendant des années, tu es tourneboulée, et là tu te retrouves dans l’immense couloir glauque. Juste le clac des talons pour t’accompagner.
Bref. Mme Psychiatre elle a mal choisi son lieu quoi. Parce que je jure que ce couloir est idéal pour une pendaison. Attention attention, ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : je n’ai aucune intention de me pendre, ou alors au cou de mon mec à la limite.

Donc je ne suis pas jouasse. « Jouasse » c’est le mot de beauf type. Le mot qui prouve que je le suis pas, jouasse.

Et donc, après avoir déambulé dans ce couloir, après avoir utilisé un mot beauf, après avoir constaté l’étendue des dégâts de la morosité, je me retrouve face à la page blanche.

Page blanche sur laquelle j’ai juste envie d’écrire que quand ma gynéco m’a dit « vous n’êtes pas féconde pour l’instant, mais avec le temps ça devrait s’arranger » il y a de ça 4 mois, ça m’a démolie complètement. « Pas féconde ». « Cycle pas complet ». « Pas mal de jeunes filles de votre âge ». « Plus manger de sucre ». Mais je lui envoie à la gueule son sucre putain ! SI j’arrête de bouffer des Lion, d’un coup d’un seul, mon axe hypothalamo-hypophysaire fonctionnera mieux ? « Rien à faire ». Quoi, quoi, quoi rien à faire ? Alors je vais rester là, à attendre patiemment d’avoir le mari idéal, l’envie de faire des enfants pour qu’on me dise « Ah mais Madame, vous auriez dû traiter le problème bien plus tôt, maintenant vous ne pourrez sans doute jamais enfanter ». Changer de gynéco. Aller voir un professeur en gynécologie. Un qui fait payer 130 euros la consult’. Même s’il a un couloir glauque. Je veux des réponses, des précisions, des explications, des solutions. « Pas féconde ». Sombre conne qui 3 mois plus tôt me vantait les mérites des poils pubiens en me préconisant de cesser tout épilation qui de toute façon était « une sorte de mode passagère ».
J’ai passé tous les tests possibles, et les prises de sangs qui vont avec. « Folicules gnagnagna, on ne peut pas savoir si ça vient du cerveau qui transmet mal l’info gnagnagna pas féconde ».

Et puis j’ai zappé un peu avec le temps. Mais ça revient quand même à mon esprit parfois, et là. je me dis merde.

Évidemment le problème est loin d’être d’actualité. Mais je veux savoir. Quelle est la molécule pourrie dans mon sang qui gâche tout. Ah, encore une qui provient de mon cerveau hein, lui il est toujours là pour prendre le contrôle sur ma fécondité, mais le perdre sur tout le reste.
Mais il n’y a pas que ça.

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29 janvier 2007

Il y a des règles à respecter

J’ai les boules. Corentin d’amour était là ce week-end. Enfin de vendredi soir à samedi soir car il partait dimanche pour un pays européen. Donc là je vais passer trois semaines sans lui. Les semaines, certes il n’est pas là mais ça fait donc deux week-end seule. Bien évidemment j’en profite pour aller jouer au tabou avec des amis ou boire des verres dans des cafés avec d’autres ou encore à surfer sur la toile (je trouve l’image un peu bizarre, je m’imagine difficilement faire du surf sur une toile m’enfin !). Je respecte avec lui quelque chose que je n’ai pas toujours respecté avec mes précédents petits copains : la fidélité : c’est beau j’en suis moi-même émue. Donc quand il est là j’en profite pour faire le plein de sexe si l’on peut dire (et de niaiseries en tout genres d’ailleurs).

Seulement, la nature m’a dotée d’un vagin, c’est peu encombrant, pratique pour se faire pénétrer, éjecter des nourrissons après 9 mois de nausées, et gratuit dès la naissance (cela dit il est notable que c’est un mauvais rapport qualité prix en comparaison de ceux qui sont dotés d’un pénis). Mais ce même vagin, dont nous vantions les mérites dans la phrase précédente a parfois (tout les mois en fait) la fâcheuse habitude de devenir sanguinolent ce qui le rend impénétrable telles les voies du seigneur. Sauf avec capote. Sauf avec douche après. Sauf dans le noir. Bref, c’est quand même faisable dans-le-pire-des-cas. Il est aisé de comprendre que l’attente qui allait suivre s’élevant à 3 semaines, nous étions dans un cas de force majeure. Il fallait que je prenne sur moi. Qu’il me prenne le sournois. Mais que l’on freine nos ébats. Ben oui, forcément faire l’amour avec des règles demande un tout petit peu de préparation à chaque fois. La douche fut la meilleure solution du week-end. L’eau stoppant momentanément le flux, en plus de l’avantage hygiénique de se laver direct après sont des atouts non négligeables.

« Quand la rivière coule rouge, emprunte le chemin boueux » répondront certains. Mais j’expose ici les raisons de mon non-amour pour la sodomie.

Il est vrai que cela peut paraître répugnant, mais dans un cas de force rouge, on s’en accommode. Et pas trop mal. La libido atteignant des sommets dans la période des règles, ça donne une autre couleur aux rapports.
Mais bon sang, pourquoi ce week end là ?!

Larouquine, révoltée contre le corps humain.

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18 janvier 2007

Retour imminent

Corentin rentre en France vendredi, et à Paris Samedi.
Après-demain donc. Si mes calculs sont bons, il me reste une journée entière sans lui (demain). Et si j’ai chargé au maximum ma semaine de rendez vous en tout genre pour qu’elle file plus vite, pour une raison obscure, ma journée de demain est totalement libre. J’ai rien de rien de prévu. Alors que c’est LA journée durant laquelle je vais tourner en rond, réfléchir à l’assortiment de lingerie avec lequel je vais l’accueillir, à tout ce que j’ai à lui raconter.
D’ailleurs qu’est ce que je vais lui raconter quand il va arriver ?

1)Ma nouvelle psy m’a prescrit des anti-dépresseurs. Alors que j’avais décidé de ne jamais renouer avec cette merde, là, elle m’a vaincu. Elle l’a juste suggéré, pour remplacer les somnifères à long terme. Je fais une dépression atypique à ce qu’il paraît. Même mes maladies sont atypiques ! Je suis d’accord, va pour le Séropram 20 mg, pendant 6 mois, ou plus, pas moins en tout cas. C’est étrange je n’ai pas l’impression d’être dépressive, du moins pas vraiment. Mais je me mens à moi-même sans doute, j’ai cru que j’étais trop forte, dommage. Accepter de prendre ces saletés de médocs, c’est aussi accepter que je vais mal, pas trop mon genre ça. C’est sûr qu’au fin fond de mon cerveau tout n’est pas rose mais de là à dire que je fais une « dépression ». Je pensais être déprimée, mais non je suis dépressive.

2) Un journaliste de Libé m’a contacté pour faire un « reportage sonore » sur la bloggeuse que je suis. Je l’ai rencontré, tout s’est bien passé, même si parfois, il a tenté de me coincé dis donc, il a sans doute un peu réussi par moments. En tout cas, c’était amusant de me  prêter au jeu et avantage non négligeable, bientôt, vous connaîtrez mon horrible voix (pas de fausse modestie ici, j’ai vraiment horreur de m’entendre, comme tout le monde, je sais).

3) J’ai repris les cours de théâtre. Ça m’avait manqué tiens ! Un an que je n’avais pas pratiqué, peur d’être rouillée, finalement pas vraiment.

4) Il m’a manqué.Bizarrement. Je pensais que ce serait dur évidemment, mais mon indépendance affective m’aurait permis de ne pas trop y penser. Encore un leurre, je suis dépendante affectivement, c’est tant mieux.

5) Le sexe m’a manqué. J’y ai pensé nuit et jour, j’ai imaginé, scénarisé nos futurs ébats. J’ai consolidé les souvenirs de ceux que j’avais. Le mois de notre rencontre ou chaque week-end nous cherchions un hôtel pour aller baiser. Mon souvenir le plus fort, c’est le dernier hôtel. Un hôtel de passe vers Pigalle. Contexte glauque, ambiance sexy. La porte ne fermait même pas à clef. On entendait les pas des autres résidents craquer. J’avais pris une douche avec la minuscule savonnette gracieusement offerte. Et le lit était molasson. Si en missionnaire ou en amazone ou autre position allongée cela n’était pas vraiment problématique, en levrette c’était assez spécial. Mais nous n’avions ni honte, ni embarras à faire ça comme ça. C’était sain, parce qu’on s’aimait déjà je pense. Sans s’en rendre compte.

6) J’ai envie qu’on ouvre un blog ensemble. Même si à présent, le concept est vu et revu, j’aimerais bien. Il aime écrire, et ne dessine pas trop mal. Ça pourrait être amusant. Bon ça il le sait déjà lui, il est même d’accord. Mais pour quand ? Nous verrons.

7) Le concert des « aventuriers d’un autre monde » au Zénith. Raphaël, Cali, Jean Louis Aubert, Daniel Darc Alain Bachung, M, Grand Corps Malade et Abd Al Malik réunis pour chanter ensemble. Une tuerie. Extraordinairement fou. J’étais au troisième rang dans la fosse, bien placée pour admirer à fond ces maîtres de la musique. Je m’en remets pas.

8) J’ai envie d’acheter des tangas et des culottes. J’en ai un peu marre des strings parfois. Je vais ainsi profiter des soldes pour m’acheter un peu de lingerie.


C’est ce dont je vais lui parler. J’en oublie sûrement des tonnes. Quant à lui, il va en avoir des trucs à me dire. Entre les prostituées très entreprenantes qui font l’amour pour une bouchée de pain, les lieux de vie désaffectés, la pauvreté etc.ela peut paraître cliché, mais Corentin n’était pas dans un pays d’Afrique où il y a des clubs med qui ouvrent chaque année, non, il était dans un petit pays bien triste et je crois savoir qu’il a mal vécu ce qu’il a vu. Je m’avance peut-être, mais c’est le sentiment qu’il m’a donné lorsque je lui ai parlé au téléphone. Je vais le retrouver grandi oui, déprimé peut être. J’ai hâte de le voir, mais en même temps j’ai la frousse. Pour une raison qui m’est inconnue. Quoi qu’il en soit, les retrouvailles seront chaudes, et heureusement, mon taux de lubricité atteint son paroxysme.

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15 janvier 2007

Message à l'attention de mon homme 2

Chéri, j'ai honte mais je compte les jours, disons que les 7 premiers je me suis retenue de les compter parce qu'ils sont terriblement longs, mais à présent je sais qu'il reste cinq jours. J'ai pris plein de rendez vous dans la semaine pour que les journées fusent.
Tu m'as téléphoné mardi ou mercredi dernier ignorant le message que je t'avais passé, et pendant près d'une demi heure tu m'as parlé. J'en étais bêtement émue. Mais là ça va je suis heureuse. Ce n'est pas tant le manque qui prédomine mais l'excitation amoureuse de te revoir. Alors ça va je suis heureuse.
Je n'ai pas le temps de t'écrire plus, je sais que tu rejoins la ville aujourd'hui si tout se passe bien, alors peut être que tu passeras par ici.
Quoiqu'il en soit je pense à toi.
Allez, j'ai une psychanalyse à aller faire à 9h30!

PS: Ce message est dégoulinant à mort, pour contrer le fleur-bleuisme ambiant, je rajouterai que j'ai plus envie de toi que jamais, et que les flashs que j'ai nous imaginant faire l'amour se rapprochent de plus en plus.

Ton "chat".

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12 janvier 2007

Resister à la tentation: fierté et frustration.

Avez vous déjà été fier de résister à une tentation quelconque?
C'est évident. On se sent fort, puissant, ayant du recul... Un excellent sentiment.
Maintenant imaginez l'euphorie de ce même sentiment passée. Une bonne nuit de repos et vous repensez à votre résistance de la veille. Mais ce n'est plus ça. Vous vous dîtes juste "putain de merde", rien de moins. Vous vous regardez dans le miroir avec votre visage ensommeillé et vos cheveux en bataille, comme chaque matin vous avez du mal à vous sentir jolie mais là c'est amplifié. Résister à la tentation la veille, c'est aussi se frustrer, et si le sentiment de puissance prédomine d'abord, il finit par laisser place à la frustration seule. Plus de fierté, ou si peu, juste le sentiment d'être passé à côté de quelque chose pour rien. Ou si. Pour le goût du défi. Heureusement, au fond de vous vous savez que les occasions que la tentation revienne se présenteront à vous  comme sur un plateau. Mais bon, c'était maintenant que vous auriez du agir. Et vous êtes amer.
Putain de goût du défi et de la droiture!

(applicable à toute tentation: un vêtement en solde, un mec, un achat stupide, un bon repas, une sortie....)

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